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74 VENGEANCY FATALE
Chant dans les tentes, les ui erges, mais en vain, Je revenais ici, convaincu de l'y trouver.
— Merci, monsieur, dit Hortense, du trouble que Vous vous êtes donné, S0yeZ persuadé que personne ne Vous en sera plus reconnaissant «10 01,,,, Hélas! que peut-il done lui être arrivé ? Je ne me sens pas du tout rassurée,
Et Hortense s'évanouit dans les bras de Mathilde.
M. Darcy entra dans là chambre sans retard, pendant qu'Ernest, croyant sa mission terminée, se retirait A promettant à Mathilde de revenir, sitôt qu'il aurait appris quelques nouvelles de son ami.
Au même instant on entendit la cloche de la maison sonner avec fracas. Cette fois c'était Louis qui arrivait et ce fut Ernest qui lui ouvrit la porte.
Les deux jeunes gens demeurèrent un instant dans une chambre voisine : Louis était très-inquiet de l’état dans lequel il avait trouvé Hortense.
Quant à celle-ci, l'évanouissement dont elle avait été saisie était d’une nature très-légère et, aussitôt que l’on crut pouvoir lui apprendre sans danger, la présence de son amant dans la maison, elle sembla prendre du mieux. Louis et Ernest allaient se retirer, mais Mathilde les ft passer dans la chambre où reposait Hortense.
Louis, qui ignorait tous les événemen:s de la soirée, en demanda naturellement les ‘aile depuis qu'il avait été séparé de ses Comp. no En deux mots Ernest le mit au Courant de la situation lui raconta les craintes inspirées par son absence et l'olyssée qu'il avait entreprise dans les rues de Mont-
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réal pour le retrouver, odyssée que le lecteur connaît déjà.
— Et qu'avez-vous fait après que je vous ai eu quittés ? demanda Louis à Hortense,
— Dites-nous d'abord. comment il se fait que vous nous ayez quittés si promptement,
— On a tout simplement essayé de m'enlever vivant, dit Louis en souriant ; rien moins que cela.
— Maintenant à mon tour, dit Hortense. Quand J'ai vu que vous n'étiez plus avec moi, j'ai voulu attendre un instant, mais mon père a dit alurs qu'il n'était pas prudent de demeurer dans ce lieu plus longtemps, et nous l'avons suivi.
— Et vous avez bien fait.
— 1] n’y avait rien autre chose à faire, dit Ernest ; d’ailleurs un homme se tire toujours d'u: mauvais pas, est-ce pas, Louis ?
— ardieu, fit ce dernier.
— bien, moi, répliqua Hortense, je ne suis pas tout à fait de cet avis la, et j'ai raison. La preuve, cest que vous-même, M, Lesieur, vous paraissiez très inquiet.
— C'est que... commença Ernest,
—Je vous en prie, M. Lesieur, dit Hortense, j'ai beaucoup admiré votae dévouement ; mais, vous, Louis, dites-nous donc ce qui vous est arrivé ?
—— Lorsque je fus horsde l’étreinte de mon agresseur— On à voulu mw’enlever, dit Louis pour la seconde fois,-— je m’acharnai à votre poursuite assez ‘ongtemps, essayant de lutter contre la foule, mais c'était chose impossible que de pénétrer à travers cette barrière infran-
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chissable. Aussi je fus bientôt écrasé et je tombai avec d'autres. Je suis resté longtemps à terre ; soit que j'aie dormi, soit que j'aie été évanoui pendant quelques instants, ce qui est plus probable; quand je revins à moi j'étais couché sur de l’herbe et recouvert d’un immense morceau de toile, que j'eus toutes les misères du monde à soulever.
— Voilà ce qui explique pourquoi je ne t'ai pas vu reprit Ernest.
Cependant l’aurore Llanchissait déjà le faite des maisons.
— Il est presque temps que nous nous retirions, fit Ernest.
— Je crois que tu as raison, répondit Louis.
— Aurons-nous le plaisir de vous revoir avant votre départ, demanda Mathilde à Ernest ?
— N'en doutez pas, Mademoiselle, j'userai et j'abuserai même de votre invitation.
— Tant que vous voudrez.
Les deux amis se retirèrent,
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