XXXII-5. - EMPEREURS
I. titvs • vespasian’ ipat. En riches habits. La tête, qui est effacée, porte les restes d’une couronne à pointes angulaires. A la main droite , une épée nue; de la main gauche, Titus montre un voile chargé de la tête de Notre- Seigneur. Cette sainte face n’a pas de nimbe. — 2. traiakvs inpe. Même couronne qu’à Titus. Barbe courte. A la droite , une épée ; à la gauche , un sceptre terminé par une fleur de lis. — 3. Détruit — 4. nobvcordonosor tj. Couronne à fleurons et à perles. Une main sur la poitrine ; l’autre main tient un sceptre. — 5. alexande • macedonib if. A la gauche, masse d’armes. —
4. Je lis dans mes notes : « Un oiseau mangeant un poisson , une grue mangeant un serpent, un pélican se grattant le ventre comme pour se l’ouvrir. » S’il en élait ainsi, je verrais volontiers, représentée par des oiseaux, la scène de la piété filiale de Tobie et de l’impiété de Cham ; c’est-àdire l’oiseau dévoué qui meurt pour nourrir ses petits, et l’oiseau gourmand qui ne songe qu'à assouvir sa faim. (Note de M. D. )
2. A la poitrine, croix simple; au front, sur le casque, croix à double traverse. C’est évidemment le chevalier croisé. Il emporte de l’Occident la croix simple pour aller chercher en Orient la croix byxantine ou double, qu’il se mettra au front, à la place d’honneur. Les enfants du premier chapiteau ont grandi : ils sont devenus soldats ou gentilshommes, ils vont à la guerre ou restent dans le monde. (Note de M . D . )
6. d... Tout le reste de l’inscription est perdu dans la muraille. La figure est probablement détruite. C’est peut-être Darius, l’antagoniste d’Alexandre le Grand. — 7. Détruit. — 8. [oct]avianvs agvstv’ ipato. Couronne à pointes, comme celle de Titus et de Trajan. A la gauche , un sceptre terminé par une fleur de lis; à la droite, un globe avec cette inscription : mvndvs pacis. Tous ces empereurs et rois paraissent être ceux dont la Bible a parlé ou prophétisé. Trajan leur a été associé, parce qu’il a été sauvé par les prières de saint Grégoire le Grand. Il est probable que le désir de flatter l’amour-propre des Romains a été l’origine de cette légende, sur le salut de Trajan. Nabuchodonosor, Darius, Alexandre et Auguste sont précisément les rois mentionnés par le livre du Mont Athos, le « Guide de la peinture », dans la vision de Daniel, à la page 119. Là, comme ici, dans le livre comme dans la sculpture, Alexandre est distingué par sa masse d’armes, pour signifier qu’il est le conquérant par excellence *.