‹ Vente d'un riche mobilier comedievaudeville en un acteChapitre 18 sur 32 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LIL1, AftMÀKDE, SAINT-AUBIN.

SAINT-AUR1N, entrant par le fond à droite, à part. Diable de Gernouillet!.. [i .es apercevant.) Tiens!.. . ' L1LÏ, se levant**.

Saint-Aubin! ' ' ( * ' . /V

ARMAtfDE, se levant.

, C'est gentil à vous d'être .venu... Achetez-vous quelque cuoVe? ••»;.•«..»/...' * i

■ ; ' • ; ;:;; , ;";' ; >AiNT-Ai;niN.;; i //';; j^;*;;. 1 ■

Ôh! certainement.!, certainement... plus tard... Eh ce moment, il n'y en a que pour Gernouillet... Il dévalise vos salons...

.'♦3!' L »j LI 'I '" ; .'I',' - l'tU'ri

En vérité?..

Ces! sans doute pour offrir à sa nièce... - '

' LlL! ' * 1

Qui ça, sa nièce? ' % • r " 1 ! ' ,,!

SXlfrf-AUBlN.

Eh bien !.. cette charmante femme avec laquelle jé rai surpris tout à Theure ici... et qui l'appi ité son oncle...

' * i? " *LILt. ' : "' '."

Ufte femme qui rappelle son oncle? il n'y a qtië mol qui ait cë droit-là... Ah! sapristi... nous alldhs rire ...

" A. St.-A. L. / .» î>

*** A.L. St-A. / •» • *

ARMAIS DE

Eh bien!., qu'est-ci: que tu vas faire?..

Je passe dans le salon vert déposer ma potiche. . et je cours faire une. scène à Crp^well.

. ,;C SAINT-AUBIN, à part. , (

Très-bien!., pendant ce temps, je m'empare de la nièce...

•m, ,; ,; , . um.

Une autre femme!., il n'a qu'à bien se tenir !..

SAINT-AUBIN, à |>art.

Bravo! j'ai réussi ! (Haut, la suivant.) Lili! mais écoutez donc,

Lili... (UU et Saint-Aubia sortent par le fond, à gauche.) , . . ,

ti -î. - i ... ■ ■ ■ SCÈNE IX. if , . „. , ; • t , V ! ARMANDE, puis MATHiLDIi.

ARMANDE

Cette 'Lili m'amrisë» avec Sii potiche... Et ce pauvre Gernouite let, qui ne s'aperçriit de rien!

MATHILDE, entrant par le fond, à droite; à etle-me'hie *.

Quel bruit, quel poussière dans ce salon !.. (Rlies fapercoiTent

et se saluent.) .

ARMANDE, à part, l\>Dservant. " 1 ■ *

Quelle toilette!.. (Elle s'assied adroite.)

MATHILDE, s asseyant à gauche, à part. >

Cette dame est fort bien... ton àir de distinction...

ARMANDE, S part. .-- . *..,! J

Je crois l'avoir vue sur un théâtre 1 du boulevard...

MATHILDE, à part. M

iûbles

ARMANDE. • ' :: j ;{

Je ne pense pas, Madame... La vente doit durer plusieurs jours... r

^ MATHILDE, après un silence.

Madame connaît-elle cette demoiselle Àrtfiàïule, dont oh vètid aujourd'hui les meubles?..

ARMANDE, à Dart. ' W "

Mais elle m'embarras^ë...

i! ' ' " HLATHILDE " *' •' ,!: " - ,fî/ A'n F

On la dit fort jolie... ' ' ; « 11 '

ARMANDE. '

Ah ! . . Madahïc iié l'a jamais vu jouer?. .

mathïlde

Je sutë'tm&tue toujours àbsénte dé Paris... Je në tais q>e

Uiqr

rarement au spectacle... Mais son* ameublement est d'un goût, d'une élégance... ne trouvez-vous pas?

ARMANDE. ■ *'

u/uuincic. <c 111c auio iait îaiic uiiu iimiciiv air,

blable... Eh bien! malgré cela, ce n'était pas la Non ! ie n'avais pas ce je ne sais quoi qui distingu

Je n'ai fait que jeter un coup d'œil.

MATHILDE

Vraiment !.. Eh bien, moi, j'ai été pli» curieuse croe Vutfs... j'ai tout vu, tout examiné ..11 y a très-longtemps que je me promettais de venir visiter l'appartement d'une actrice. On entend si souvent parler du luxe de ces dames, de leur, prodigalités, que ça donne envie de connaître leur intérieur... Ah! dame!., ce "sont les reines du jour...

ARMANDK.

Oh! les reines!..

M ATH1LDE.

Mais, certainement... Elles créent» les modes... Elles donnent le ton... Nous ne faisons que les suivre, les imiter... (Elles »e lèvent.) Tenez, l'autre jour, j'étais au Gymnase... on y jouait le Demi-Monde. Il y avait dans cette pièce une petite femme qui portait la plus délicieuse toilette qu'on pût voir... J'en étais folle... et je n'ai pas eu de repos que je h aie su quelle était sa couturière. Je me suis fait faire une toilette absolument sem-

mème chose...

ingue ces femmeslà... Mon mari me le disait...

ARMANDE, étonnée.

Ah! Madame est mariée? -

MATHILDE

Madame aussi, sans doute...

ARMANDE, embarrassée.

Oui... oui...

MATHILDE

Et je comprends jusqu'à un certain point les passions qu'elles inspirent... Elles otu tout pour elles... le luxe, l'éclat, le talent/ la beauté...

ARMANDE

Oh ! quelquefois....

MATHILDE

JÇn général... un cœur excellent.

ARMANDE

Quand ellds en ont. ! ^"'

MATHILDE, souriant. r •

Tenez, Madame, je vois que vous ne les aimez pas... Vous avez eu peut-être a vous en plaindre...

ARMANDE

Moi, Madame?., (a part.) Elle me gène beaucoup.

MATHILDE

Elles ont si,yite faijj.de détruire le bonheur d'un ménage !..

armande/ w Oh! ne croyez pas... , 7 ,

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