‹ Vente d'un riche mobilier comedievaudeville en un acteChapitre 5 sur 32 · LIU · texte numérisé non relu

LIU

Je vais donner un coup d'œil... et je reviens... (Elle entre à

s auche -) . ,. M i . . '■■

JOSEPHINE, à Armande .

Madame, voici une carte qu'un monsieur m'a chargé de vous remettre.

, ARMANDE, lisant. ,,

Le comte... Gaston de Rouvre.. . (virement.) Ouest ce, monsieur?

ÏJans le petit Salon Ve'r^/™"' ' ' V*

ARMANDE

Fais-le entrer bien vite... ëliâisse-nous. t , / ..

JOSÉPHINE

Oui, Madame. (Elle entre à gauche.)

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■ i * SCÈNE III«r M * ', •»■ ARMANDE, GASTON*".

ARMANDE

Gaston, à Paris!., lui que jé n'ai pas vu flépuis frbis ans" !..'

GASTON, entrant par la gauche.

.Armande!

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. SCÈNE m.

ARMAIS DE

Comment, monsieur le comte, vous ici !.. chez moi!..

GASTON

Jp ne sois à Parte que depuis quelques jours, ma chère Armande... J'arrive d'Italie, d'Allemagne, et...

ARMANDE

Oh! ne vous justifiez pas, monsieur le comte... vous n'eri avez pas besoin.

imt GASTON.

. Qu'ai-je appris !... vous quittez donc Paris?

ARMANDE, étonnée.

Moi?., pas du tout,

GASTON. . ■ . -

Ah!... vous déménagez peut-être?

• ARMANDE

Pas davantage. , . . r- » i

Alors... vous n'êtes donc pas heureuse?

ARMANDE. i • ' îl !

Heureuse... je le suis autant qu'on peut l'être... Si trois années d'absence ne- vous avaient pas rendu étranger à tout ce qui se passe à Paris, vous sauriez que ma vie n a jamais été plus belle.;, que mes succès n'ont jamais été plus* grands.

GASTON. , - m!

Je le^ sais... Les journaux m'ont appris ibs triomphes... et, croyez-le, je m'en réjouissais, j'y applaudissais de loin...

ARMANDE

Monsieur le comte est trop bon.

GASTON

Mais alors, pourquoi cette vente dont l'annonce m'a tant étonné?.. Je déjeunais ce matin à TortOni... par hasard... je

rnencer aujourd'hui méine.... Cette lecture nie. fit mal... o Armande, me dis-je, a donc oublié qu'il lui reste un ami... un ami sincère!... » et je suis aceoumu.v *

». ARMANDB.

Je vous remercie, monsieur le comte... mais rassurez-vous... cette vente ne doit pas vous effrayer.

En vérité? ...^aston. ^. n . .|

„• . ' armande. ;', .

Décidément, vous n'êtes plus de ce monde... c|u nWde^ àè t Paris, du moins... vous n'en connaissez ni les nouvelles idées, ni les t nouveaux usages... sans cela, vous sauriez qu'aujourd'hui' urië dLclvitè Vèfna ses meubles, ndri ' plus pat besoin, niais par calcul... tranchorts lë môt... par spéculalion.

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