XXXIII
E. — Compositions diverses, inédites.
De sa treizième à sa dix-huitième année, époque où il vint à Milan pour étudier le contrepoint, Verdi a écrit une foule de morceaux : marches militaires, par centaines ; innombrables pièces pour l'église, le théâtre ou le concert; cinq ou six concertos ou variations pour piano, qu'il exécuta luimême dans les concerts ; bon nombre de sérénades, cantates, airs, duos, trios, compositions d'église, dont un Sfabal Mater. Pendant les trois années qu'il passa à Milan, il écrivit peu de chose, en dehors de ses études de contrepoint : deux symphonies exécutées à Milan dans un concert privé, une cantate exécutée chez le comte Renato Borromeo, et plusieurs morceaux, boulïes pour la plupart, que son professeur lui faisait composer en manière d'études et qui ne furent point instrumentés. Revenu dans son pays. Verdi se remit à écrire des marches, des morceaux d'orciiestre ou pour chant, etc., une Messe et des Vêpres complètes, trois ou quatre Tantum ergo et d'autres pièces sacrées. Parmi les morceaux pour chant se trouvaient les Chœurs des Tragédies de Manzoni, à trois parties et le Cinq Mai, ^Jourune voix seule. Tout cela s'est perdu, à l'exception de quelques pièces symphoniques qui se jouent encore à Busseto et de la musique sur les poésies de Manzoni, conservée par Verdi lui-même.