VIII INTRODUCTION
à côte des renégats de la religion wagnérienne, des transfuges du temple de Bayreuth, il est des esprits sérieux, des philosophes, des hommes de science et de bonne foi qui continuent chaque jour le bon combat contre une révolution soi-disant musicale qui conduirait à l'anéantissement de l'art.
Pour les uns, comme Max Nordau, « Richard Wagner est chargé à lui seul d'une plus grande quantité de dégénérescence que tous les dégénérés ensemble. » Or, pour Max Nordau, cet état mental constitue chez Richard Wagner toutes les folies « dans le plus complet, le plus riche épanouissement ». Wagner, pour lui, est à la fois un hystérique, un erotique, un mystique, un graphomane, un incohérent. Ceci est du domaine des aliénistes. Restons sur le terrain musical. Nordau, comme Hanslick, comme Nietzsche, démontre l'absurdité du liet-motiv et de la mélodie continue.
La musique de l'avenir, si on veut bien étudier la théorie de Wagner, n'est autre que la musique du passé. Wagner nous ramène à