‹ Vergniaud (volume 2)Chapitre 41 sur 86 · INTRODUCTION. XLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLIII

Qui le 2i JanTier tua Diomède et les Chevaux qu'il nourrissait de chair humaine.

Qui les 31 Mai et !«' et 2 Juin vient d'assommer l'Hydre aux sept têtes du Marais de Leme, et porter un moment l'essieu du Ciel pour soulager Atlas,

Et qui est capable de pénétrer s'il le faut jusqu'aux Enfers, pour enchaîner le Chien à trois tête? et faire triompher enfin I'Unité et I'Inoivisibilité de ia République française. {Journal de la Montagne, du 23 juillet 4793.)

M"* Roland a écrit qu'elle n'aimait pas Vergniaud.

Cependant, c'est avec Vergniaud qu'elle se propose de se montrer à l'Opéra. {Mérn.^ 1" ministère.) Et c'est encore à lui qu'elle a recours au 31 Mai, comme à l'homme de la Convention qu'elle estime le plus. (V. ci-dessous, 2^ vol., p. 143.)

Voir aussi la lettre du 24 octobre à Champagneux, oh elle lui annonce avec tristesse qu'il ne reverra plus ni Vergniaud ni Valazé.

Enfin, lorsqu'elle se prépare à une mort volontaire, l'admirable morceau qu'elle intitule : Mes dernières pensées^ ne contient qu'une citation, c'est une réminiscence de Vergniaud (V. Mém,, édit. Faugère, t. II, p. 259), et quand l'échafaud approche, quand elle écrit son projet de défense, une page non moins sublime que la précédente, ce souvenir la suit encore et se traduit par une allusion au discours de Vergniaud sur l'appel au peuple. {Ibid,y t. I, p. 333.) Le mérite de ce double rapprochement appartient à M. Faugère.

11 est probable que les premières impressions qui, chez M"» Roland, étaient très vives, avaient été défavorables à Vergniaud, mais que peu à peu elle répara ce qu'elles avaient d'injuste. (V. Sainte-Beuve. Introduction aux Lettres de A/"« Roland à Bancal des Issarts, 1845, p. 40.)

M*' Roland trouve aussi Buzot paresseux^ elle prononce le mot. {Mém. vol. I, p. 135, (^dit. Faugère.) Sa fille Eudora, indo- Imie, stagnante. (Ibid,, p. 18.)

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