RECUEILLIS SUR
En 1781, au mois d'août, Yergniaud est reçu Bachelier en Droit. (Voyez la Correspondance ci- dessus, lettres des 4, 11 et 17 août.)
11 prAte serment vers la fin de l'année (lettre du 28 juillet 1782, n" 43 bis) et est inscrit au Tableau des Avocats près le Parlement de Bordeaux. • (Voir Aîmanach historique de la province de Guienne, chez Liibattière, imprimeur.)
Il demeure alors rue Sainte-Catherine. (Même correspondance. I.iIk' du 24 février 1781, n° 14 et même Aknanach.)
Il plaide sa première cause le 13 avril 1782. (Voyez lettre de ce jour, n*" 42.)
Sur toutes ces années, indépendamment de la correspondance ci-dessus, consultez la biographie de Yergniaud, par M. F. Alluaud, et le Barreau de Bordeaux, par M. Chauvot, p. 88.
C'est pendant cette période qu'il composa la pièce de vers qui fut insérée au Mercure de France et qu'il dût rédiger les notes juridiques que nous avons recueillies à la Bibliothèque de Bordeaux.
\JEpître aux Astronornes parut dans le Mercure le 14 septembre 1782, pendant les vacances.
Le journal était alors dirigé par Panckouke et rédigé entre autres par Laharpe, Garât, etc., etc. Dominique- Joseph Garât, le jeune, aurait été pendant quelque temps avocat à Bordeaux, suivant Yillenave. (Biographie Michaud.) Il n'avait jamais appartenu au Barreau bordelais, d'après M. Chauvot (p. 62)^ et nous préférons de beaucoup cette autorité à relie de Yillenave. Mais Garât aîné était l'un des avocats les plus distingués de son temps, à Bordeaux. Il était même le premier syndic de la corporation, en 1785. Les deux frères avaient d'ailleurs des relations notoires avec Du Paty, dont Yergniaud avait été le secrétaire. On s'explique ainsi le chemin suivi par l'Epître aux Astronomes pour arriver au Mercure et y être admise.