‹ VergniaudChapitre 92 sur 113 · ADRESSE · texte numérisé non relu

ADRESSE

Des citoyens de Bordeaux se sont réunis sous le titre d'Amis d« la Constitation ; ils n'ont d'autre bot que celui de se pénétrer de Im sagesse des décrets de l'Assemblée nationale et de consacrrr toiltas leurs forces au désir de propager l'esprit de la Révolution, iU sollicitent rapprobation de l'Assemblée.

(Pror>A-TerbaI âe l'Ass. oat, t. ZXII, p. 18, ParU, Baudouiu.)

Il est une autre pièce de Vergniaud, que nous n'avons pu trouver à Paris, mais qu'il serait peut-être plus facile de rechercher à Bordeaux.

M. de Montaubricq, d'une famille distinguée de cette ville, nous a communiqué un imprimé publié en réponse à une lettre de M. Vergniaud, insérée dans le n° 9 du Journal la Girêïide, — Ce journal n'existe pas à la Bibliothèque ; mais il doit se trouver dans les collections publiques ou privées de Bordeaux. On pourrait donc avoir le texte de la lettre de Vergniaud. On voit par la réponse qu'il s'agissait de la scission qui s'était opérée dans la Société dite du Musée par suite des événements révolutionnaires (p. 87, ci-dessus). Vergniaud aurait dit dans cette lettre : que les Muses étaient tombées en Aristocratie. Plus loin on lui rappelle son ancienne érudition et ses lectures de MontesquieUy allusions dont le côté satyrique nous importe peu, mais qui sont bonnes à recueiUir pour l'appréciation littéraire du talent de Vergniaud.

La lettre en question avait paru sous les noms de Vergniaud, Ducos, Fonfrède aîné etFurtado. Mais nous devons penser que la rédaction était attribuée à Vergniaud, puisque c'est à lui personnellement que la réponse était adressée.

Les Girondins n'ont pas wulu le 10 août (p. 157).

Nous réunissons ici les déclarations des Girondins euxmêmes, sur ce point : on les représente trop souvent comme les auteurs du 10 août *, c'était un titre de gloire au mo-

1 V. Revue des questions historiques^ du l*r octobre 1872, p. 103 :

« Dans les vaincus du 31 Mai, je vois toujours les vainqueurs du

10 Août, et dans les victimes de Robespierre les calomniateurs sans

pudeur de Marie- Antoinette et les juges sans courage de Louis XVI.»

Suivant nous, les Girondins n'ont été ni vainqueurs au 10 Août ni

vaincus au 31 Mai... Ils ont été proscrits le 2 juin 1793, précisément

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