‹ Verre et verrerieChapitre 11 sur 74 · TRANSPARENTE · texte numérisé non relu

TRANSPARENTE

Silice

Alumine

Protoxyde de fer

Protoxyde de manganèse.. .

Chaux

Magnésie

Soude .

Potasse

Comme on le voit, la différence entre la composition chimique des deux parties est très faible, ce qui confirme la manière de voir de Pelouze, à savoir que le verre dé vitrifié présente la même composition que la masse dont il provient.

On s’explique d’ailleurs facilement qu’il en soit ainsi : la masse dans laquelle les cristaux prennent naissance est trop peu fluide pour que les produits de séparation puissent s’isoler suffisamment, de façon qu’il soit possible 3’en faire la séparation mécanique.

L’analyse porte donc à la fois sur le cristal et sur l’eau mère, c’est-à-dire sur la composition entière du verre.

Cependant, si l’analyse chimique est impuissante et ne permet pas d’élucider la question, on a pu, du moins,

obtenir des indications suffisamment nettes de l’analyse partielle.

Le verre dévitrifié s’attaque beaucoup plus facilement que le verre ordinaire par l’acide chlorhydrique. Opérant ainsi par comparaison, on est arrivé à conclure que le verre dont nous avons donné plus haut l’analyse contenait dans cent parties :

18,32 matière dévitrifiée (monosilicate de chaux)

81,08 masse vitreuse amorphe.

La dévitrification consisterait donc dans la séparation T au sein de la masse du verre, d’un silicate de chaux. Ceci étant, il est à supposer que ce silicate préexistait à cet état dans le verre fondu, ce qui donne beaucoup de vraisemblance à cette hypothèse d’après laquelle les verres seraient, non pas des combinaisons chimiques, mais bien des solutions de silicates cristallisés dans des silicates amorphes.

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