‹ Vers et proseChapitre 14 sur 27 · SES PURS ONGLES TRÈS HAUT · texte numérisé non relu

SES PURS ONGLES TRÈS HAUT

Mais proche la croisée au nord vacante, un or

Agonise selon peut-être le décor

Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encoi

Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe

De scintillations sitôt le septuor.

Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos,

Il m'amuse d'élire avec le seul génie

Une ruine, par mille écumes bénie

Sous l'hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux.

Coure le froid avec ses silences de faulx, Je n'y hululerai pas de vide nénie Si ce très blanc ébat au ras du sol dénie A tout site l'honneur du paysage faux-

MES BOUQUINS REFERMES.. 37

Ma faim qui d'aucuns fruits ici ne se régale Trouve en leur docte manque une saveur égale : Qu'un éclate de chair humain et parfumant !

Le pied sur quelque guivre où notre amour tisonne, Je pense plus longtemps peut-être éperdûment À l'autre, au sein brûlé d'une antique amazone

M'introduire dans ton histoire C'est en héros effarouché S'il a du talon nu touché Quelque gazon de territoire

A des glaciers attentatoire Je ne sais le naïf péché Que tu n'auras pas empêché De rire très haut sa victoire

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