‹ Vers et proseChapitre 21 sur 27 · L'APRÈS-MIDI · texte numérisé non relu

L'APRÈS-MIDI

» Je les ravis, sans les désenlacer, et vole » A ce massif, hai par C ombrage frivole, » De roses tarissant tout parfum au soleil, » Où notre ébat au jour consumé soit pareil.

Je t'adore, courroux des vierges, ô délice Farouche du sacré fardeau nu qui se glisse Pour fuir ma lèvre en feu buvant, comme un éclair Tressaille ! la frayeur secrète de la chair : Des pieds de l'inhumaine au cœur de la timide Que délaisse à la fois une innocence, humide De larmes folles ou de moins tristes vapeurs. » Mon crime, c'est d'avoir, gai de vaincre ces peurs » Traîtresses, divisé la touffe échevelêe » De baisers que les dieux gardaient si bien mêlée; * Car, à peine /allais cacher un rire ardent » Sous les replis heureux d'une seule {gardant » Par un doigt simple, afin que sa candeur de plume » Se teignit à Cémoi de sa sœur qui s'allume,

D VN F AVNE 69

» La petite naïve et ne rougissant pas :)

» Que de mes bras, défaits par de vagues trépas,

» Cette proie, à jamais ingrate se délivre

» Sans pitié du sanglot dont fêtais encor ivre. »

Tant pis ! vers le bonheur d'autres m'entraîneront

Par leur tresse nouée aux cornes de mon front :

Tu sais, ma passion, que, pourpre et déjà mûre,

Chaque grenade éclate et d'abeilles murmure ;

Et notre sang, épris de qui le va saisir,

Goule pour tout l'essaim éternel du désir.

k l'heure où ce bois d'or et de cendres se teinte

Une fête s ? exalte en la feuillée éteinte :

Etna ! c'est parmi toi visité de Vénus

Sur ta lave posant ses talons ingénus.

Quand tonne un somme triste ou s'épuise la flamme.

Je tiens la reine I

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