‹ VersChapitre 6 sur 15 · LES BOUQUINS · texte numérisé non relu

LES BOUQUINS

Tu me vois quelquefois triste, énervé, grincheux, — Quand j'ai fumé surtout mes pipes allemandes En travaillant longtemps — alors, tu me demandes D'où vient l'expression si dure de mes yeux.

Tu me dis que mes grands bouquins sont ennuyeux Comme les pins et leurs petits pots dans les landes; C est vrai: viens... tes baisers sont comme des amandes Ils ont un parfum blanc : ils sont délicieux.

T'aimer bien, ça vaut mieux que de rimer des strophes Ou que d'étudier de tristes philosophes.

Dans un livre savant, hier soir, je lisais :

On y voulait prouver d'une façon notoire Que la réalité n'est qu' « hallucinatoire » ; Je suis halluciné, chère, par tes baisers.

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