‹ Vers l'idéal [microforme]Chapitre 17 sur 87 · OCEAN, CIEUX ET MONTS · texte numérisé non relu

OCEAN, CIEUX ET MONTS

La montagne est l'endroit où grandit l'horizon, D'où s’exhale vers Dieu la fervente oraison : C’est l’autel légendaire, aux mystères propice, Sinaï, Mont Thabor, Sion, bûcher d’Oeta,

Qui vit périr Hercule, et sanglant Golgotha Où l’Homme-Dieu s'offrit lui-même en sacrifice.

Las d’avoir, au-dessus des cratères béants, Promené ses regards sur les dômes géants

Et les pics recouverts de vapeurs congelées Dans l’air raréfiant où plane le condor, L’alpiniste revient, parmi les moissons d’or, Respirer les parfums des riantes vallées.

Spectacle tour à tour sublime et gracieux, Océan, cieux et monts exposent à nos yeux

De la création la Superbe harmonie ;

Et l’âme humaine adresse un suprême hosanna Au Dieu dont l'Univers est l’éternel Sina D'où rayonne à jamais sa grandeur infinie,

Ottawa, 6 août 1909.

L'Intransigeant.

L'INTRANSIGEANT

L'INTRANSIGEANT

La musique de cet opéra a été écrite par M, Amédée l'remblay, organiste di la basilique d'Ottawa. Ce, pièce a été jouée avec succès à Ottawa le 26 juri 1906,

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