BONNE ANNÉE
Porté sur les ailes du Temps,
L’an mil-huit-cent-quatre vingt-seize Va venir, dans queïques instants, Nous turlupiner à son aise.
[1 va dévider à son tour
Le fil de notre destinée
Nous devons, dès son premier jour, Lui souhaiter la bonne année,
C'est un visiteur très gentil
Que cet hôte encore en bas âge :
Il est tout mignon, paraît-il,
Alerte et pas C: tout sauvage.
Soucis, humeur sombre, air grognou, Fuyez, car en cette journée
Chacun, au joyeux compagnon
Veut souhaiter la bonne année,
VERS L'IDÉAI.
IL sort des sphères où les dienx A notre destin collaborent,
Où les siècles mystérieux
Dans la fournaise s’élaborent :
11 émerg> de l’Inconnu
Avec la dernière fournée ;
Qu'il soit chez nous le bienvenu!
Souhaïitons-lui la bonne année.
En nous effleurant de son voi A la fois constant et rapide,
Il va trouver sur notre 80]
Un état de choses stupide.
Lu guerre au masque grimacant De poudre allume sa traînée ; Afin qu'il l’éteigne en passant.
Souhaiïtons-lui la bonne année.
Elément de caducité,
T1 va signaler sa largesse
En donnant à l'humanité
De frais suppléments de vieillesse.
L'hiver de l’âge et ses glaçons Le suivent. Bientôt l’hyménéc Fera la nique aux vienx garçons.
Souhaïtons-leur la bonne année.