ACTE PREMIER J
ARÂBELLA
Aussi Avons-nous fui de chambre en chambre jusqu'ici.
LE PRINCE
Puisqu'enfin l'on y trouve un peu de solitude, Reprenons, s'il vous plaît, notre petite étude.
(II la fait asseoir sur le fauteuil de gauche, et s'installe auprès d'elle sur le tabouret, en saccoudant au bras du fauteuil.)
Je me rappelle où nous en étions. Il s'agit...
ARABELLA
Et c'est là que pour vous la difficulté gît...
LE PRINCE
Parfaitement, c'est là qu'elle gît, et me trouble.
i.Truguelin et Agcnor s'avancent un peu, pour écouler.) .\RABELLA
Pourquoi? La conscience étant admise double...
LE PRINCE
Ah ! double, c'est bien peu. Multiple est plus exact.
ARABELLA
Je ne m'inscrirai pas en faux. Pourtant, le tact, En quoi les autres sens, après tout, se résument...
LE PRINCE
Je ne dis point. Mais les nuances, qui s'exhument, Qui s'exhalent, chacune étant moi, dans mon moi. Qu'en faites-vous? Voilà d'où vient tout mon émoi.
ARABELLA
Grave.
El triste.