ACTE CINQUIÈME
TRCGUELIN
Pour le coup !
BRUIN
Pas encor satisfait? Je regrette; Mais passons! Je venais voir si l'estrade est prêle.
TRDGDELIN, pincé.
Elle l'est. Le décor civil, je l'ai réglé. Le... militaire, à vous la pose!
(D'un air à la fois entendu et goguenard.)
Un... défilé, Probablement!... Avec les troupes de la garde!... Quelques...
BRUIN
Mêlez-vous donc de ce qui vous regarde.
AGÉNOR
Bien sûr. Vous n'êtes pas compétent, mon garçon. Le connétable n'a pas besoin de leçon.
(A Bruin, avec admiration.)
C'est ça qui vous va bien, vous, l'uniforme ! Peste !
BRUIN
Bouh! Ça me gêne un peu. J'étais mieux dans ma veste. Mais, quand on a du grade, il faut lui faire honneur,
Aurait-on jamais cru que vous seriez seigneur?
BRUI.V, attendri.
Un si bon prince!
XGÈHOK
Et vous savez si bien vous battre!
Pour lui ! Tant qu'on voudra, vingt dieux ! Et comme quatre !
TRUGUELIN, avec une basse et sourde ironie.
Vous professiez naguère un moindre attachement...
BRUIN
J'étais un âne, quand je pensais autrement.
Et ce n'est pas à vous à rappeler la chose.
Si le prince fit mal, vous seul en étiez cause.
Car il a le cœur grand, lui; trop grand même; oui, trop,
De ne pas vous avoir fait pendre, vieux pierrot.
Et ne m'échauffez pas là-dessus les oreilles,
N'est-ce pas? Ou je rends les deux vôtres pareilles,
En les époussetant, à deux coquelicots.
AGÉNOR, àTruguelin.
Dites donc, vos rapports ne sont guère amicaux.
Oh! l'élément civil! l'élément militaire! Toujours. Heureusement que j'ai bon caractère.
BRUIX
Moi pas!
AGÉNOR
Connétable! Oh! montrez-vous généreux!
TRUGUELIN, se collant contre Agônor, qui le repousse.
Pour ces deux grands débris se consolant entre eux!
BhUIN
Pardon! Lui s'est battu, racheté. C'est un homme.
(A Truguelin.)
Vous, vous devez encore, et tout, et forte somme,