‹ Vers la joie; conte bleu, en cinq actes, en versChapitre 44 sur 107 · ACTE DEUXIÈME G · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME G

B R U I X, arrivant par la grand'porta et prenant d'abord Bibus pour Nanet.

Eh bien! Nanet, ce foin est-ii tout dans la grange?

(Reconnaissant Bibus qui s'est retourné.)

Ah! ce n'est que toi!

BIBUS

Oui.

BRUIX

Mes cousins n'y sont pas?

BIBUS

Si fait. Ils sont en train d'achever leur repas.

B R u I N Ils y mettent le temps!

BIBUS

Leur tâche est terminée.

Non. Ils m'ont fait cadeau de leur demi-journée, Pour labourer ma vigne en famille.

BIBUS

Et gratis, Hein! Ah! tu t'y connais, en ora pro nobis Et pour te faire aider sans le mettre en dépense.

BRUIX

Mais on s'aide les uns les autres : ça compense.

BIBUS

Ils sont trois, et tu n'es rien qu'un.

68 YEl;S LA JOIE

BRUIN

Fort comme trois!

Et même plus! Et puis, j'ai quasiment des droits Sur eux, puisque je veux épouser Jouvenelte.

BIBUS

Tu veux!... Mais, elle?

BRUIN

Bah ! la cousine est honnête Et ne se mariera qu'au gré de ses parents. Ils sont pour moi. D'ailleurs, personne sur les rangs! Ceux qui s'y sont risqués savent ce qu'on y risque, (ju'on y vienne! Je coupe! Atout!

(Montrant successivement ses deux poings.)

L'as! Et la brisque!

BlBUS

Tu n'es qu'un brutal.

BRUIN

Moi! J'ai des poings. Je m'en sers.

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