‹ Vers la joie; conte bleu, en cinq actes, en versChapitre 67 sur 107 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

TRUGUELIN

Trois. On eût dit une meute.

BIBUS

TRUGUELIN

Eux ! Ah ! la révolte ! L'émeute !

J'avais beau faire : prr! prr! Tous, en tournoyant. M'enveloppaient, criaient :

(D'une voix grêle.)

Bè!

(D'une voix terrifiée.)

C'était effrayant.

Et ce bélier surtout ! L'être extraordinaire ! 11 a des cornes!... Deux!... Une voix de tonnerre, Lui!

(D'une voix grave.)

Bê ! bê... Je me suis sauvé, vous comprenez... Mais venez, venez vite !

BIBUS

Ah ! les deux vieux bornés !

JODVENETTE, suppliante.

Bibus, l'autre est dans l'eau.

BIBUS

Bon! bon! Le sauvetage N'est pas si dur ! Un pied de fond, pas davantage. Le pire, ce n'est pas qu'il dessale sa peau, C'est qu'il faut par les champs rattraper le troupeau. Enfin !

(Au prince et à Jouvenette, avant de partir.)

Faites du feu, les petiots, pour la soupe.

(Bousculant Tmguelin.)

Ho! mais marchez donc, vous, vieux Riquet à la houppe!

(II sort a»ec Truguelin par le fond.)

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