ACTE QUATRIÈME
Mais à vous deux contre lui seul, mâtines, Vous lui ferez chanter les vêpres à matines. Si ce n'est pour demain, c'est pour après-demain. Suivez votre petit bonhomme de chemin.
S'il n'y a que Nanet devant pour que tout cloche, Allez, foi de Bibus, nous avons chat en poche.
LE PRINCE
Cependant...
BIBUS
Laissez donc! Vous n'y voyez pas clair, Vous. On met le iNanet au vent pour avoir lair; Mais l'obstacle, le vrai, ça doit être autre chose Qu'on ne nous dit point.
LE PRINCE, s'eialtant peu à peu en parlant.
Oh ! pardonnez-moi, si j'ose Insister, Jouvenette, et vous, madame, aussi! Mais Bibus a raison, j'en suis sûr, car voici Que soudain, toutes deux, votre regard m'évite. Quel malheur nous menace, hélas! Dites-moi vite. Je tremble. Par pitié !
(A Jouvenette.)
Vous ne m'aimez donc plus?
BIBUS
Ta, ta, ta! Diantre soit de tels hurluberlus Qui piquent dès l'abord au plus creux de la mare! Rengainez-moi, fiston, vos mots à tintamarre. Et ces gros yeux de carpe et la voix de fausset, Et parlons peu, mais bien.
(Aux deux femmes.)
Voyons! Qu'est-ce que c'est?