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INR RS Re De VERS LA TERRE-SAINTE 333
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nous n'avions, Mgr Hébert et moi, qu'à monter auprès de notre bienveillant ami. On longe le Tibre
belle comme toutes celles que nous avons vues en Italie; rien de plus remarquable en fait d’agriculture. Ilest bien vrai que tout s'y prête: un beau soleil, sol très fertile, canaux et sources très nombreux; mais il y a aussi une culture intelligente. Ici on ne parle pas de fermiers ayant 200 à 300 acres de terre; chaque cultivateur se contente d'un petit domaine qu'il cultive avec soin et économie,
Porte Saint-Paul; les officiers du gouvernement ne Manquaient pas de réclamer Je Paiement de l'impôt avant de les laisser pénétrer en ville.
Aux champs, les blés sont prêts à jaunir, les lentilles fleurissent et colorent les ceintres, les foins
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Les jeunes Campagnards, groë, robustes, sont au travail; nous prenons Plaisir à les voir conduire leurs attelages. Ce sont des boeufs à la charpente osseuse, et dont les cornes démesurement grandes s'entrecroisent sous des jougs pesants. C'est la vie champêtre dans toute sa beauté; on ne saurait nier qu'elle ait ici des charmes particuliers. Ne respire. t-on pas plus aisément sous ce beau ciel de la douce Italie?
Nous nous croisons avec des marchands de vin; ils portent leurs petits tonneaux à la ville sur des cabriolets spéciaux: le cheval est harnaché avec élégance, sa tête est ornée de Panaches et de pompons, sur sa croupe destend un filet bordé de franges. Le conducteur se préserve des rayons du soleil sous un abri de toile colorée. Pour complément, une sonnerie criarde annonce la marchandise pendant que le tou-tou traditionnel, à son aise sur le siège, près de son maître, jappe à toutes les rencontres; c'est très typique!
Nous jouissons tellement de notre promenade que nous avons franchi la distance de 8 à 9 milles sans fatigues et presque sans nous en apercevoir.
Nous arrivons à la basilique de Saint-Paul-horsles-Murs. Cette basilique est soeur de celle de Saint- Pierre du Vatican, car l’une et l'autre sont héritières des restes précieux des saints apôtres Pierre et Paul. S ous l'autel de la confession ou l'autel papal, est
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conservée la moitié de leurs Corps, l’autre moitié est
à la basilique Vaticane et leurs têtes sont à Saint. Jean de Latran.
Pas assez vaste, en fit bâtir une autre d'une grande splendeur. Depuis, la dévotion des papes lui fit ajouter de telles richesses qu'on la regardait comme la plus belle de Rome, En 1823, un incendie La détruisit presque en entier ; elle fut relevée et aujourd'hui encore on Peut dire qu’elle est une des plus in. téressantes églises de la Ville-Éternelle.
la série des médaillons en Mosaiques, qui représente les 264 Papes, depuis saint. Pierre jusqu’à Pie X. On s'arrête Plus longtemps à regarder le portrait de
La basilique actuelle rappelle celle du IV siècle, parce qu'on y a gardé sa disposition primitive et les diverses Particularités de son antique architecture. Sa Parure toute neuve lui donne un air agréable de jeunesse et nous sommes tentés de dire que Saint-Paul-hors-les-Murs rivaliserait avec Saint- Pierre si elle Pouvait avoir, comme cette dernière, les splendeurs des cérémonies papales.
Dans la sacristie on nous montre les registres sur lesquels les évêques signent leurs noms, lors de leurs visites ad limina apostolorum. Ils doivent célébrer, dit-on, à Saint-Pierre intra muros, et à Saint. Paul extra muros, avant de recevoir le document qui
atteste l'accomplissement de ce devoir important de leur charge.