‹ Vers le cœur de l'AmériqueChapitre 18 sur 37 · MENUS SOUVENIRS DE LA MAISON BLANCHE · texte numérisé non relu

MENUS SOUVENIRS DE LA MAISON BLANCHE

Après le dîner, par une température douce et une nuit de lune claire, dont les rayons, caressant au loin les arbres et les gazons, mettent en évidence le jet blanc du monument de Washington, la causerie se prolongeait sous la galerie extérieure de la Maison Blanche, tournée vers les jardins. Le Président introduisit un visiteur qui venait d'arriver, et dit ensuite : Voici un collaborateur qui vient s'occuper avec moi de mon élection... « We hâve some fighting. » Il avait dit déjà, en faisant allusion à la campagne qui battait son plein: « Si je suis élu,

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je resterai avec satisfaction; si je ne le suis pas, je quitterai mon poste avec le sentiment d'y avoir fait mon devoir. ]s> Après un moment, le Président se retira, ainsi que le nouveau venu. Dans le salon familial où M™e Théodore Roosevelt nous pria ensuite de monter, le premier mot que dirent ces dames fut celui-ci : Parlons français; nous aimons tant votre langue. En effet, ces dames s'exprimaient avec une aisance parfaite. La conversation roula sur la France, sur plusieurs côtés ignorés et fort intéressants de notre vie nationale, vie de famille et beaucoup d'autres bonnes choses, peu connues à l'étranger; je m'aperçus que mes interlocutrices prenaient de l'intérêt et du plaisir à ce que je pouvais leur raconter. Et je dis: « Mais, je suis tout prêt à vous faire sur toutes ces choses, à la première occasion, une conférence détaillée, pour vous toutes seules ». Oh! non, répliqua la Présidente, à une telle conférence nous inviterons beaucoup de monde ; tous

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