‹ Vers le soirChapitre 24 sur 108 · A J. ARENE · texte numérisé non relu

A J. ARENE

Ma muse depuis un mois Était tout ensommeillée :

Tu pris plaisir à sa voix Et la voici réveillée.

Elle sourit à l'ami Qui dans le temps Ta connue Jolie et fraîche, parmi Notre jeunesse ingénue.

Tu lui dis qu'elle est encor La même, mais embellie.

La fleur du vers, la fleur d'or Peut être longtemps cueillie.

A J. ARÈNE. 5l

Aucun mauvais temps, aucun Ne peut ravoir offensée, Et, vers le soir, son parfum Exhale plus de pensée.

Elle est là sur le chemin Qui se donne et s'ouvre toute.

— Le passant ferme la main Et ferme les yeux. Sa route

N'est pas celle des buissons Qui s'égare dans les herbes, Ni des prés ni des moissons Où l'on assemble les gerbes.

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