‹ Vers le soirChapitre 34 sur 108 · CRIS DE PARIS · texte numérisé non relu

CRIS DE PARIS

Ces cris évoquaient des odeurs Maritimes ou potagères, Sur des rythmes, dont les auteurs Vivaient du temps de nos grand'mères.

On crie encore Chasselas, Pois verts et Cresson de fontaine La santé du corps ne meurt pas.

Et sa persistance est certaine.

Mais tout cela, moins haut, moins bien, Tant la lutte serait frivole Avec les mille bruits de chien De leurs tricycles à pétrole !

Bientôt, comme il n'est plus d'enfants.

Le simple fiacre avec ses trompes Fera la pige aux éléphants...

O progès malin, tu te trompes!

Mais, comme crier est humain, L'affreux camelot se rattrape, Et, le soir, sur notre chemin.

Sans fuite possible, nous happe.

INTE RMEDE.

Et ce qu'il crie est moins plaisant Que n'étaient ces chansons des rues, Qui s'en iront, sous peu, gisant Parmi les choses disparues.

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