‹ Vers les saules; comédieChapitre 19 sur 21 · Scène ix · texte numérisé non relu

Scène ix

Me donner. Vous m'avej refusé ma cousine Pour lui faire épouser je ne sais quelle usine; Alais je serai clément, comme le sont les dieux , Plus peut-être. Je suis miséricordieux, Alais juste cependant. Parlej, j'ouis la cause.

Pontcharcrain

Tu seras indigné quand tu sauras ce qu'ose Ce jeune homme.

Henri, Monsieur Marcel!

Henriette.

Spirituel!

Un bon garçon.

Henri.

Eléonore.

Aimable.

Pontchartrain.

Et qui vient sans façon Me dire que je suis ridicule, à ma face! Mais ce n'est qu'un détail oiseux, et je l'efface.

Henri.

Hé! diable!

Pontchartrain.

// tombe aux pieds de mon épouse, puis Dit qu'il l'aime. Je suis calme autant que Je puis; Je parle doucement d'abord ; monsieur m'envoie Haranguer les moineaux ^ et veut que je le voie Tranquillement conter ses Jleurettes en l'air.

Marcel.

Allons, modérei-vous , monsieur, vous avei l'air D'un dentiste enrhumé. Soyej donc plus auguste.

Henri.

Les ennuis sont un vin que le sage déguste Quand le moment en vient. Alon oncle, dégustei.

A Marcel.

Mais qui peut vous conduire à ces extrémités D'aller faire la cour à ma tante?

Marcel.

La faute De tout ceci, monsieur ^ sur le soleil rcssaute. Que faire un jour de juin, lorsqu'on est dans lés champs, Qu'autour de vous, partout, sur les coteaux penchants, Sur la route, on entend jaser sous les ombrelles Des couples de ramiers avec leurs tourterelles?

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