‹ Vers les saules; comédieChapitre 9 sur 21 · Scène v · texte numérisé non relu

Scène v

Henriette.

Monsieur Henri...

Henri.

Alademoiselle. . .

Ah! quel diable en mon cœur ni entraîne encor vers elle?

Henriette. Je voudrais vous parler y mais je n'ose.

Henri.

Achevei.

Henriette.

Vous allei bien depuis... le jour où... vous savei?

Henri.

Où j^di cru que j'allais mourir! f^ous êtes bonne. Oui y ce sont de ces jours funèbres qu'on charbonne Sur le mur, et ces jours ne s'effacent jamais...

Henriette.

Autrefois... tous les deux...

Henri.

Du temps que je t'aimais !

C'est le Donec gratus, la chanson éternelle!

i6 Vers les saules.

Henrietie.

Quand nos mains se donnaient l'étreinte fraternelle Dans ta petite chambre. Ah! que nous nous aimions, Henri ! La nuit venait doucement^ nous rêvions^ Et le même sourire illuminait nos lèvres.

Henri.

Puis, comme pour payer les bijoux des orfèvres L'amour ne suffit pas... Ah! comme j'ai pleuré! Si tu savais combien J'étais désespéré!

Henriette.

Qu'il fait chaud! Sous le poids de l'air trop lourd, on plie. Et vous êtes venu... seul? Est-elle Jolie?

Qu'irait-on faire au bois tout seul! J'ai sous le bras Dix-huit ans en Jupons. "

Henriette.

Tu me la montreras.

Comment la nommes-tu?

Henri.

Blondine.

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