LES IDOLES
Sur le fronton d'un temple auguste d'Ionie, Des héros sont sculptés luttant contre les dieux. Au pied du promontoire, un flot mélodieux, Doublant chaque colonne, en scande l'harmonie.
Avide de baiser la lumière infinie.
Dans la sérénité magnifique des cieux, La frise blanche dresse un faîte radieux ; D'aucun nuage impur sa gloire n'est ternie.
C'est là que, revivant en des âges meilleurs, Aimé des immortels et couronné de fleurs, Loin des hommes, j'honore à genoux mes idoles.
Les marbres rayonnants qui montrent leurs seins nus, Et reniant nos dieux aux pâles auréoles. Païen pieux, j'adore Artémis et Vénus,
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