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VEKII.WT.IIISSEMKNT DES l'.OMMINES, 1113.
orsque les R onia ins eurent clé expulsés «le la Cîatile «piils avaient gga \[f£§v. réduite à l'esclavage, les Francs exercèrent, à leur tour, sur le peuple les mêmes vexations. Devenus plus éclairés et plus riches, ils sentirent le besoin «le l'indépendance l.«*s uns rachetèrent à prix d'or, d'autres recoururent aux armes pour la «'onipiêrir. INaliirellemenl les souverains, dans l'intérêt «le leur puissance . «;pousèrenl la cause «les serfs «pii secouèrent le joug des grands seigneurs. Jaloux de voir (oiilirnier le privitege «le leur afrrant'hisscuiiMit , ils en lirenl la demande à Louis VI. O monarque accorda aux principales villes de Ph'artlie leurs chartes d'affranchissement.
KTATS tiKNKRAIX DK I7KÎL
Depuis launée 101 4 il n'y a plus, à proprement |>arler, en France, «l'étais généraux, ni même de |»arlements considérés comme mrps polit iipies. Richelieu
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et Ma/ann , eu partie contre l'influence des pouvoirs de l'État , éludèrent toujours les demandes qui furent faites de ces assemblées, et , ce qui est le [dus singulier, ces assemblées populaires furent demandées par les étrangers, inquiets de ratnbitioii de Louis XIV et ne se croyant plus assurés de la paix que lorsque les traités auraient été ratilies parles représentants de la nation. Les mêmes demandes, également infructueuses, eurent lieu pendant la minorité de Louis XV. et il fallut à la fois le désordre des finances qui suivit son règne, l'impéritie que Ion mit à y faire face, et la résistance du parlement à la répartition plus égale des impôts, pour rendre nécessaire une mesure qui avait eu autrefois «les avantages et (|ui n avait plus que des dangers. Après avoir essayé de deux assemblées de notables qui se tinrent à Versailles, Lune le 22 février I7h7, l'autre le G novembre 1788, la convocation des états généraux fut décidée, et l'époque fixée au ;» mai 1780. Cette époque à jamais célèbre , de laquelle date une nouvelle ère |>oiir la France , ère de sage liberté , de dignité personnelle, enfin de justice «également répartie, mérite bien d'occuper dans cet ouvrage une place ; puisqu e!) effet c'est à Versailles que se tinrent les états géuératix , c'est à Versailles (pie se passèrent les principales discussions qui déterminèrent le mouvement national.
Ils s'assemblèrent le 5 mai 178!); ils étaient composés de on/e cent trente-neuf membres : six cents du tiers et un nombre de trois cents environ de rbaruii des deux ordres ; ils se réunirent le 5 mai dans la grande galerie de Versailles, et passèrent successivement devant le roi, qui les reçut dans la pièce de parade, la chambre à coucher de Louis XIV. l a nature et l'étendue de cet ouvrage ne [icriiietient pas (l'entrer dans tous les détails , bien connus du reste, des premières assemblées constituantes; nous nous liornerons à rappeler les trois circonstances (pii ont laissé à Versailles même des souvenirs de celte importante époque: la procession, l'ouverture des états généraux et le serment dans le Jeu de Paume.
L est la veille du jour de l'ouverture des élats que fut dite la messe du îSaint-Espril. Les députés avaient été invités à y assister en habit de cérémonie, et ils se rendirent de lionne Iteure dans l'église de Notre-Dame, paroisse du château de Versailles. Le roi sortit û dix heures avec la reine, les princes et les princesses, et entouré de tout le cortège , de toute la pouqiedes rois de France dans une si grande occasion. L’n peuple nombreux répandu dans les rues, les croisées garnies de spectateurs, et le beau temps concoururent à la magnificence de ce spectacle. Il était onze heures quand la procession se forma ; elle était ouverte par les Hccollets, seul corps de religieux qui frtt à Versailles; le clergé des deux paroisses de Versailles, puis les députés des trois ordres composant les élats généraux. Chacun d eux [Mu tait un cierge; l'ordre de préséance était renversé suivant l’usage des processions, où les rangs inférieurs précèdent les rangs supérieurs ; les députés du tiers état se trouvaient les premiers dans le costume simple de leur ordre ; les députés de la noblesse suivaient ceux du tiers état, et ceux du clergé fermaient la marrlie : les
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évéques riaient places iiiiiiieilialeiuenl avant le dais du Saint-Sacrement, conduit parM. I'aiclievi'i|ue de Paris. I.e dais était |K>rlé par les grands officiers et genliLsIioinines d'honneur des princes, frères du roi, ipii se relevaient successivement; les cordons étaient tenus par Monsieur. M. le coude d'Artois, M. le dur d'Angouléme et M. le due de llerry.
Proccttiou tlest uu généreu* à V ersailles, le 5 mai 1 7 811.
Le roi, pince au rentre des files, marchait immédiatement devant le dais, entouré des grands ofliciers de sa maison. La reine était à la tête de la lile composer «les princesses et «les dames de leur maison. Le «lue de Chartres, aujourd'hui le r«>i Lnuis-l’hilippr, marchait pareillement en télé de l'autre lile. comme Taillé des princes «pii s'y trouvaient. 11 était suivi de M. le prince «le Coude, le due de llourlion . M. le duc d'Fnghien , M. le prince «le Conti , les ducs et pairs venaient ensuite. La reine fut froidement ««‘cueillie ; i|urh|«u*> paroles même frappèrent son
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oreille , provoquèrent ses larmes; elle put s’apercevoir de la faveur dont jcuissait le duc d'Orléans , <pd depuis !ongtem|is s'élail déclaré contre elle.
Salle de» état» (jcnéraui à Versailles.
Ou avait construit exprès une salle polir les états généraux dans reinplaeeinent des Menus-Plaisirs. Celle salle |siuvail contenir plus de quinze cents personnes ; elle était soutenue par des colonnes et ornée de eaitaous. Les ordres de l'Etal étaient placés, la noblesse à droite, le clergé vis-à-vis, le tiers sur les deux cotés , et le trône , où se trouvait le roi , au milieu.
Vers une heure , les Itérants d'armes annoncèrent l'arrivée du roi. Aussitôt tous les députés se lèvent, et des cris de rire le roi! retentissent dans toute la salle, bientôt le roi parait , les applaudissements redoublent ; il porte ses regards satisfaits sur ce magnifique ensemble ; la reine s'assied à la gauche du roi sur un fauteuil inférieur au trône, et les princes et princesses sur des pliants, des deux côtés.
Le roi prononça, d'une voix ferme, un discours, après lequel le garde des sceaux prit la parole, et M. ISeeker lut un long mémoire sur l'état des tinances. Quand il eut achevé , le roi leva la séanre en laissant l'injonction aux députés île eliaipie ordre de se tendre le lendemain dans le local qui leur était destiné [tour y commencer le cours de leurs déliliéralions.
Il ne reste plus rien de celte salle , bâtie avec des matériaux fragiles ; le lieu oit elle fut construite est une caserne.
Vriiicut du Jeu Paume le 20 juin 1780.
Le lendemain intime de l'ouverture des états généraux une violente seission éclata entre les trois ordres. Blessés dans leur vanité par l'étiquette qu'on voulait leur ini|KJser, les députés du tiers état manifestèrent immédiatement une opposition qui, d'hostile qu elle était déjà, devait bientôt devenir menaçante. I.a vérification tles pouvoirs lit naître les premières discussions sérieuses. I«e tiers état voulait qu elle se fit eu commun, pour que cliaque ordre pût s'assurer de la régularité des élections des membres des deux autres ; mais la noblesse et le clergé, qui tenaient avant tout à maintenir la division des trois ordres, demandaient que chacun d'eux se constituât séparément , avis qui prévalut , et jeta les premiers germes d’une division fatale. ta noblesse et le clergé , retirés dans leurs salles respectives, ouvrirent leurs délibérations, tandis que le tiers état se réuuissail dans la salle commune . qui lui avait été également assignée pour ses séances particulières, mais s'absteuail de prendre aucune mesure jusqu'à la réunion des trois ordres. Enlin , après un mois passe en vaines délibérations , le tiers étal se constitua eu Assemblée nationale; et, après de vains efforts de la cour pour lui interdire l'entrée de la salle, elle se rendit au Jeu de Paume, que le maître lui ouvrit. Il n'y avait pas de sièges ; le président Bailly monte sur une table, et reçoit de tous les députes le serment de ne jamais se séparer, jusqu'à ce que la constitution du royaume soit établie, et tous les députés signent ce serment.
ta salle du Jeu de Paume existe encore telle qu'elle fut.
Mous ne pouvons reproduire dans cet ouvrage ni les événements qui se sont passés, ni les discours qui ont été prononcé*, dans nos différentes assemblées
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nationales ; nous avons voulu représenter tut moins les iléus orateurs qui ont le plus marqué, l'un dans l'Assemblée ronstituante, l'autre tlans la convention : Mirabeau et Danton; l'un sorti des rangs de celte noblesse dont le règne allait cesser; l’autre né dans les rangs de cette bourgeoisie qui venait de marquer son avènement dans l'ordre politique. Après avoir précipité l'état sur la pente des révolutions , Aürahean mourut au moment où il allait tenter un miracle du génie, au montent où il voulait enrayer le mouvement que lui-même avait provoqué avec tant d'énergie et d'audace. Danton, inébranlable dans son iruvre de nivellement et de destruction, scella de son propre sang sur l'échafaud ses farouches doctrines d'égalité sociale.
Due singulière circonstance qui établit entre ces deux hommes si éloquenU, mais d'une éloquence si Apre, si violente, une sorte d'analogie, c'est le momrnt de leur mort » Soutiens ma tête, disait Mirabeau à son valet de chambre, je voudrais |iouvnir le la léguer, s — - Montre ma tête au |ieuple, disait Danton au bourreau ; elle en vaut bien une autre. •
Mirabeau. Danton
(tiMnd r*r»|»rr H«* Veroille».
GRANDS A PPA R T KM KNTS l>K MHJIS \ I N
| Êrt nus sommes Arrivés par la salle précédente à la der- ■ m: Bp nière pièce donnant sur la Cour de .Marbre. Nous avons vu le eorps de logis de Louis XIII et quelques salles qui lui ont été ajoutées. A présent nous allons entrer dans les grandi a/iliarlemenl* de LouisXlY, dont nous avons parlé; mais avant de donner la description de eetle suite de magnifiques salles ne convient-il pas de rappeler l'éclat qu'elles recevaient du grand escalier, ouvrage de Mansard, qui leur servait d'abord, et nommé escalier îles Ambassadeurs. l'.n effet, on n'aurait pas conçu comment une suite d'aussi belles salles n'aurait eu nueune entrée en proportion de leur magnifieenee. <>t escalier existait , couvert de marbre , de dorures , de peintures par Lebrun et Van derMeulen ; il occupait toute la partie à droite du palais, on y montait pardeux rampes. « Je révais, dit madame de Maintenon. que madame de Monlespan descendait une des rampes du grand escalier et que je montais l'autre avec le roi et toute sa cour. Mais laissons |>arler un historien du temps ; Dans la grande cour du château , dit-il, et vis-à-vis le petit escalier de marbre, il y a Unis arcades par où l'on passe a un vestibule qui est sous la petite galerie. De
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v i:iin ut.t.i.s \\i;ii:x k i moiiiuni.
I :i , en mon In il I trois marches, on sp trouvp nu pied du grand psralier. Dans Ip niilipu ps( un prrron dp onze marches coupcps à pans. Une espèce dp nirhrsp prcsputp pn fnrp dans Ip mur. Il pn sort unr source d'eau qui forme comme trois napes de cristal en tombant successivement dans quatre bassins ornés de coquillages, de festons et de masques; à gauche du même pallier, il y a deux rampes, pour monter au |>etil et au grand appartement du roi.
Jusqu'à cette hauteur tout l’escalier est pavé et lambrissé de différents marbres, ingénieusement mis les uns dans les autres. Les bordures sont remplies d'ornements, et le milieu, peint par Van der Meulcn, représente dans l’une la prise de Valenciennes, dans deux autres la réduction de Cambrai et de Saint-Omer, et dans la quatrième la Victoire remportée par l'armée du roi proche de Mont- Casscl.
Itans les intervalles des pilastres, plusieurs hommes de différentes nations sont peints, chacun avec les habits et les manières de son pays. Ils paraissent comme hors de l’escalier dans des loges d'où ils regardent par-dessus une balustrade couverte de lapis à fleurs d'or.
Au-dessus de l'enta blcmenl s'élève le plafond fait en forme de voûte, percé au milieu et décoré de peintures, représentant les quatre parties du monde, avec leurs attributs et plusieurs dis traits de la vie de Louis XIV.
Ce magnilique escalier et la galerie de .Munsart qui s'y trouvait annexée ont été détruits par Louis XV pour y établir des boudoirs cl d'autres (tetites pièces attenant à ses appartements.
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C'était sous Louis XIV la grundc salle di* l'escalier du roi ; »-||f communiquait au grand vestibule des appartements de la reine, <|iii est devenu la salle du Sacre. Cette salle a trois croisées i|tii doiinent sur le parterre du Mord, et d'on I la vue s’étend sur les vastes plaines de Clatignv . Le plafond est de llouasse: Vénus, soutenue par un ex (tue et couronnée par les Grâces, est sur un char d'or attelé de deux colombes: les traits sont des guirlandes ; les dieux et les héros sur lesquels elle eut le plus d'empire lionorenl son triomphe. Dans les compartiments de la vortte, Alexandre et Roxane, Auguste dans le cirque. Cyrus passant son armée eu revue.
Mes laillhris et des colonnes de marines pre- 4BMricux, des corniches et des sculptures dorées eon- Irihuenl encore il l'ornement de celle belle salle ,
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Dans lu niche où était jadis lu staliu* il«? Cim-iiinalits , remplacée plus lard pur lu buste de l'infortune duc d'Knghicn , sont maintenant 1rs trois (traces , de Prudirr; sujet liirn mieux en liarnionie axer lu peinture du plafond.
C'est par ce salon que l.ouis XIV entrait el paraissait au milieu de toute sa cour. Celle pièce n'a point de lalileuux , son ordonnance ne le permettait pus. mais elle u deux perspectives peintes avec talent par Rousseau, artiste qui eut de la célébrité de son temps, et qui peignit le .Musée britannique.
Lorsqu'il y avait à la courre qu'on appelait appartements, toute eette série de salles pur lesquelles nous allons entrer éluit éclairée de bougies et garnie de tables de jeu.
Voici lu description qu’en donne Saint-Simon :
l'appar/rmcul , dit-il , éluit le concours de toute la cour, depuis sept heures du soir jusqu'il dix, que le roi se mettait a table, dans le grand appartement, depuis un des suions du bout de lu grande galerie jusque vers la tribune delà Chapelle. D'abord, ii \ axait une musique, puis des tables pour toutes les pièces , toutes prêtes pour toutes sortes de jeux ; un lansquenet où Monseigneur el Monsieur jouaient toujours ; un billard , en un mol , liberté entière de faire des parties axec qui on xuulait, et de demander des tables si elles si' trouvaient toutes remplies; au delà du billard, il x avait une pièce destinée aux rafraîchissements, et toutes parfaitement éclairées. Le roi x allait autrefois el x jouait, mais il x axait longtemps qu i) n'y allait plus, en désirant toutefois qu’on x fut assidu ; et chacun s'empressait a lui plaira.
e plafond représentant l'Abondance, peint par llonusse, avec Unis 1rs attributs <|u'il u pu inventer, uni fuit appeler cette pièce salle île l'Abondance. Ce qui distingue davantage ce plafond et cette salle, c’est une suite de ligures en costumes de différentes nations, unies il de larges draperies, et des vases de diverses formes dont l’effet et les couleurs semblent être l’uruvre d’un peintre vénitien du meilleur temps.
Cette pièce et une autre qui lui est attenante etqui se jointâ lu salle des Croisades (voyez le plan), servaient sons Louis XIV à renfermer les antiques , les méduillesel les curiosités , et tout le plafond fait allusion à lu possession de ce genre de richesse consistant en vases , camées, pierres précieuses. Les médailles étaient rangées dans douze armoires ; cette I tel le collection avait élé formée par Caston de France, due d’Orléans , qui lu légua , par son testament , l’an l(>‘>!) , ainsi que sa bibliothèque, à Louis XIV. Madame de l’ompadour choisit ce cabinet pour y jouer lu comédie sur un théâtre mobile ; elle j représenta l’/wi fun! prodigue , de Voltaire, qui assista un jour à la représentation, et
Salir de IMioudaim-.