‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 45 sur 104 · I.r «'hrvalirr Brniin fait lr lui* te «le ï.oui* \IV · texte numérisé non relu

I.r «'hrvalirr Brniin fait lr lui* te «le ï.oui* \IV

ettc salle, aussi riche que la préeédenle île marbres, de sculpture et de dorures, a aussi trois fenêtres; elle servait de salle de billard.

Blanchard a représenté sur le plafond Diane ou l’hncbé sous ses diverses attributions , elle est assise au milieu du disque de la lune sur un char tire par fa deux biches; les heures du jour et de la nuit l’ar-

JJ W^. H ' compugnent, caractérisées par une horloge, par le

vM l sommeil ou par une lampe.

Au fond de la salle est le buste de Louis XIV, exécuté en marbre blanc pur le célèbre chevalier Berniu ; le mi posa avec tant de patience durant des heures entières devant ce sculpteur que . lier de cette insigne faveur, il s'écria

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un jour, après nui' longue séance: «Miracle! un grand roi, jeune rl Français, a pu rester une heure tranquille! ■■

C'est or qui nous n engagé a représenter ici Louis XIV donnant une séance au ohovalior llrrnin. La tradition vont qu'il ait exécuté oo buste sans avoir dégrossi lo marbre, sans préparation ol à coups do ciseau dans le bloc. Il y a on offot dans lo jet dos cheveux une sorte do hardiesse, do confusion, qui d'ailleurs s'accorde assez avec le caractère ardent et impétueux de l'artiste.

f.oui« XIV peint par Kifiatnl.

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Vruf-on i muni lier un atpecl plus imposant rl un visage plut propre à orner une cour? Kn effet, Louis XIV posséda, pendant sa jeunesse, tout l'éclat que peut donner la beauté, la grâce, la dignité; son visage réti-

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n issu il tonies les conditions que les anciens demandent pour désigner lu beauté, e'est-ii-dire lu tôle élevée 1 , le front ouvert et martial1, les sourcils presque se joignant comme on peint Auguste*, les doigts bien faits, le pied petit ' et une immense chevelure qui paraissait être la sienne flottant sur ses deux épaules \ les portraits de l.ouis XIV ont été très-multipliés ; Mariette les a réunis sur une seule planche à différents Ages; celui île Itigaut, le plus lieau , le plus imposant de tous, a pourtant l'inconvénient d'avoir été fait lorsqu'il était déjà assez âgé, à pou près en 1700, mais il est d'une grande ressemblance et d'une parfaite conservation.

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* Marti a front». CI., lih. I».

1 Surin». ni. Attg.. 7?».

' r.iiguiiin<|iir prih'tn. Ovide de Art., S23.

’ Alterne* rrine* hnmrm jartantur ntroqor. Ovine. de Art.

l'nrlrail plu* ru grand d'apre* |r même ulilraii

Salon d« Mar*. — Jean Karl <*»| (iréurnté à Louis XIV.

Trois peintres ont concouru ù l'nrncincnl du plalonil de celte salle qui servit milrefois de salle de bal.

Audran y a représenté le dieu de la guerre sur un char tiré par des loups; des génies s'arment pour le suivre ; l'Histoire va écrire scs exploits sous la dictée de la renommée, tandis que d'autres génies renversent Saturne et lui enlèvent sa faux. Lemoine a plus lieu-, ieusement,ee nous semble, exprimé la même idée dans le salon d' Hercule, en opposant l'Éternité au Temps.

Le premier tableau qui lixe les regards dans cette grande pièce est

v i; h s a 1 1. 1. lis a m: i k \ k t m o ii k ii n i:.

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le sacre «If Louis XIV, » Reims . on 1654. Nous soin mis i L-puis treille uns si ivliiittiis ilfs cérémonies dos sucres, que nous dirons |m>ii de choses de celui-ci. Le peintre a choisi le moment où le roi, vêtu du manteau royal, après avoir prêté serinent de gouverner avec justice , reçoit la couronne des mains de l'évêque de Soissons ; à droite et à flanelle sont rangés les pairs ecclésiastiques et laïques suivant l'ordre établi |Miur représenter les douze pairs de Charlemagne. Le marquis de Villeroi , le comte de Vivonne, le duc de Joyeuse, le maréchal d'Kstrées , ayant les premières charges à la cour, sont derrière. Dans la tribune on voit Anne d'Autriche, la reine d'Angleterre et ses lils, et au milieu des assistants on distingue le cardinal Maznrin.

Le second tableau est le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie- Thérèse, célébré à Saint-Jean-de-Luz le f> juin 1060. L'évêque de Rayonne donne la bénédiction nuptiale ; le roi est vêtu de noir, sans aucune picrreric ; la jeune reine, belle de ses quinze ou seize ans, pc-

V Lit SA 1 1. LES A NCI Lit ET MODKHNK.

lite niiiis Itirn faite, avec tic grands yeux Ideus pleins d'expression, psi rieheinent vêtue. Les deux «>|miux sont sous un dais de velours violet, parsemé de fleure de lis d'or. Monsieur porte l'offrande du roi , mademoiselle de Montpensier celle de la reine ; mesdemoiselles d'Alençon et de Valois portent la queue du manteau de la reine. Lu reine-mère, placée sur une estrade couverte de velours noir et sous un dais de même étoffe , est environnée de ses principaux officiers ; lu joie lu rend si belle que, malgré ses cinquante-neuf ans, elle disputerait presque de heuuté avec sa nièce.

Ce tableau, ainsi que quelques autres, présente une singularité qu'il est bon d'expliquer; c'est que les ligures sont en sens inverse, et que Louis XIV semble épouser Marie-Thérèse de la main gauche. Cette disposition avait lieu alin qu'on pùt copier le tableau en tapisseries des Gobelins, qui passaient alors pour une décoration plus belle, plus noble que des tableaux.

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