I IIS VII.I.I.S
Le trône, élevé sur nue estrade, était surmonté iI'iiii I
riche, cl des deux côtés se trouvaient des vases d'argent du plus beau travail , et un tapis en velours sur lequel était figuré le Soleil répondant s<“s bienfaits. C'est dans rette belle pièce, où nous avons représente Louis XIV recevant le doge de Gênes, qu'eut lieu en effet eetle eeréinnnie; le doge qui disait « que ce qui l'étonnait le plus dans Versailles était de s'y voir; » qui, charmé de la bienveillance de Louis XIV, disait : » Ce roi ôte à nos cœurs la liberté par la manière dont il nous reçoit , mais les ministres nous la rendent. » C'est là qu'il reçut également les ambassadeurs de Siam et les envoyés d'Alger. Les dernières réceptions qui s'y tirent furenteelles des envoyés de Mahomet V près de Louts X\
en I7V2, et ceux de Tipoo-Saïb. sous Louis X \ I . en l”Xfi
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De tournai, le roi se rendit à Douai, qu'il avait fait investir deux jours avant par les troupes du camp. Il alla ensuite reconnaître la place et marquer les endroits les plus propres il l’attaquer. Il lit ou-
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vrir la tranchée l«- â juillet ; le lendemain . apres avoir visité tous les |H>stes, on dit ()■■' il deseeiulit dans la tranchée , donna sou cheval à tenir à lin valet bleu, et monta avec son frère, sur le iMirupel. Tel est le siège que représente le premier tableau de celte salle. L'hislnirc ajoute que eet exemple de courage, qui se renouvela plusieurs fois, enflamma tellement l'armée, que le quatrième jour du siège elle passa le fossé par la contrescarpe, et se logea sur lu demi-lune; lu ville, qui se crut au moment d'être forcée, capitula. Ce tableau représente le moment où le roi monte sur le parapet, quelques instants avant un boulet de canon était venu frapper le cheval d’un officier, à rôle du roi et de Turenne.
Le troisième, et qui occupe le milieu de la salle, est l'entrée du roi et de la reine dans cette même ville de Douai , où les habitants les reçurent avec des marques de joie. Le même cérémonial qui avait etc suivi pour Centrée du roi à Tournay eut lieu également la reine etail dans son carrosse avec les dames de sa cour, et le roi , avec Monsieur et plusieurs maréchaux, suivaient à cheval la voilure.
l’nlrcr du mi à IVuui
Salon ilr la Guerre. — N. 8 ilo plan.
Le rrar Pierre s'arrête devant U «laine de Louit \l\ .
n île la guerre, la galerie el Icsalon de la Paix qui la
Dceupent loule la façade ajoutée au petit eliMeau de
XIII du eôté des jardins. Le salon de laGuerre était,
dans le commencement du règne de Louis XIV, les appartements du
roi. La galerie, la terrasse, le salon de In Paix, partie des appartements
de la reine, ces trois pièces ont été confiées exclusivement pour toutes
leu rs décorations d'architecture, de pointure et de sculpture, nu génie
de Lebrun, et véritablement il s'en est montré digne. Nous laisserons
parler pour la description de cette première pièce un contemporain,
qui en donna la description en 1087, sous les yeux de Louis XIV ; e’esl
le sieur liuinssnn, conservateur du cabinet des médailles.
<• Dans ce salon de la Guerre , dit-il , les ornements de In frise soûl des trophées, des foudres et des boucliers; il y a quatregrands trophées de métal doré sur les portes, au-dessous desquels tics masques et dos festons différents représentant les quatre saisons nftl umioo .
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pour montrer que le roi a lui) la guerre en loul temps. Cinq tableaux occupent toute la voûte; relui du plafond présen te la l' nuire au milieu des nuages, et tenant d’une main 1a foudre, de l'autre un bouclier sur lequel est l'image du roi; elle est environnée d’un cercle de victoires qui indique tous U» succès désarmées françaises, principalement eu Allemagne. Sur le cintre opposé aux appartements du roi , est Urllone en fureur, qui foule aux pieds des armures et des hommes; dans les trois autres cintres sont les trois puissances qui se sont liguées contre lu France : l'Allemagne, la Hollande et l'Espagne. Au-dessus de la cheminée parait Louis XIV à cheval, en fort relief, couronné pur la Victoire. »
En visitant Versailles , le c*ar Pierre s'arrêta devant cette statue , et on put voir à l'expression de sa ligure son admiration pour le grand roi, et les efforts qu'il faisait pour l’imiter.
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' "a ijoui'rrnr / mr lu t - meme <• est a lui seul <|ii apparliciinenl les victoires, les hauts faits, la prospérité de sim règne; lut i‘sl lu principal sujet représenté sur le plafuiul di* cfttf galerie, telle est la pensée <|iie Louis XIV a 'outil faire |iré\aloir, et qui1 Lebrun a parfaitement renilue dans l'immense coneeption areliiteclurale et artistique dont il s'est chargé. Sa galerie est un des plus beaux ouvrages d'art qui existent au monde.
Llle est d’ordre composite, et l'ordonnance de l'architecture est réglée par dix-sept grandes fenêtres cintrées.
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