‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 51 sur 104 · Soulagement du peuple pendant la fa mine, I0G · texte numérisé non relu

Soulagement du peuple pendant la fa mine, I0G

4M. La Hollande secourue contre l'évéquc dc Munster, 4063.

ji de la juaticc , 1667.

ïircmcnt dans celte galerie, au bout de laquelle un Irène uvsür un tapis de Perse à fond d'or, enrichi de fleurs d'argent, i, droite et h gauche duquel étaient placés de grandes cassolettes d’argent, et des candélabres de même métal , que Louis XIV, entouré

de ses cnfunLs, de ses généraux et des principaux personnages de sa cour, recevait les ambassadeurs extraordinaires. C'est ainsi qu'il admit en sa présence, le 15 mai 1(183 , le doge Inipériali , accompagné de quatre sénateurs à genoux, pour lui faire la réparation des sujets de mécontentement qu'il avait éprouvés. On y donna aussi des hais et des fêtes, entre autres celle (|ui eut lieu le 7 décembre 1(197, à l’occasion du mariage du due de Bourgogne el de In princesse de Savoie.

•«lit ilmis ce saimi offre un contraste frappant avec les peintures et les sculptures il ii saltm de In Guerre. I.ù Ion I représentait les rureurs de Bellnne; iei lotit respire les douceurs île In paix.

La corniche est ornée de hranelies d'olivier, d'épis et de guirlandes; sur les portes, des enfants soutiennent des festons de fleurs; aux angles, des lyres , surmontées de la couronne de France, sont entre des caducées et des cornes d'uliondance.

Sur le cintre, ipii est du côté des appartements de la reine, est représentée l' Lu rope chrétienne en paix.

Dans le cintre ipii fait face a la galerie, ou voit l' Allemagne recevant avec reconnaissance la branche d'olivier que lui apporte son lion dénie. Au-dessus de l'arcade de la galerie . ILspngnca genoux remercie le ciel du laurier que lui apporte un amour.

lui face des appartements de la reine est la Hollande également à

vkksaii.i.ks \ \ ci K \ ii \ioin:itM.

genoux, offrant axer respect sur un bouclier les lleches «yui lui restent . il il iillioill- 1rs enlace dr lauriers.

Sur lu plafond ovale, lu France, couronnée pur riiniiiortulité, est ■Iuiis un l'Iiur porté dans un nuage, elle upjuiii* su main gauche sur un cru orné de lleui's de lis, et de son seoptrc, qu'elle tient il su main droite , elle ordonne à la Paix, qui porte un endurée, de répandre partout l'nliondancc et la joie. Au-dessous, sont divers Amours qui jouent avec des tourterelles au cou desquelles sont attachés divers médaillons aux armes des llourlions de l'Espagne, des maisons de Bavière et de Savoie; allusion aux mariages du Dauphin avec Marie- Amie de Bavière, de Charles d'Espagne avec Marie-Louise d'Orléans, et de Vietor-Amédée de Savoie avec Anne-Marie d'Orléans.

Tous ces tableaux, ainsi que ceux de la grande galerie et du salon de lu Guerre qui les précèdent, sont dus au génie inépuisable de Lebrun, peintre qui eut peut-être trop de réputation , trop de vogue dans son temps , mais qui en a trop peu aujourd'hui. Ce que lui reproche l'école actuelle c'est le manque d’effet et quelquefois de correction de dessin . mais ce qu'il pourrait reprocher à l'école actuelle, e'esl h' peu d'imn-

V I.IISAII.I.ES ANCIEN K T MOIIKHMC

2 si;

ginalioii , de mouvement de génie, d'abondance . qualités qu'il posséda nu suprême dcgra.

Sur lu cheminée est un nuituiitiqiie jiortrait de Louis XV, par Lemoine; d’une main il lient un gouvernail , et de l'autre il présente à I Europe l'olivier de la Paix, lei encore Lemoine eut un redoutable voisin dans ltigaut, et cependant il lie lui Tut pas inférieur.

Dans cette pièce était le jeu de la reine, car de tout temps ou joua très-gros jeu ii la cour de Fronce. Louis XIV encourageait cette passion , qui attirait à sa cour et la rendait brillante; mais il savait dédommager les personnes de su famille ou de son intimité qui éprouvaient de trop grosses pertes. On ne [veut envisager la porte de cette

porte tir la chambre à coucher de la reine . à minuit , le S octobre.

Page 1