‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 11 sur 21 · PARTIE CENTRALE DU PALAIS · texte numérisé non relu

PARTIE CENTRALE DU PALAIS

aEZoDB-CBAOSSiK.

f Vestibule i*entrée (77 • plan II). — Bustes en marbre ;

842, de Voltaire, par Iloiidon (1782); 84i>, de Diderot, par Houdon; 844 , de Rousseau , par Boyer , etc.

2* Vestibule (7 ô^plan II) , servant , au besoin , de communication entre la cour de Marbre et le parterre du MidL

3* Vedibule (75, plan II).

On entre de là dans les salles des Amiraux , des Connétables et des Maréchaux (voir plan U)^ — Une partie de ces salles formèrent successivement le logement du grand Dauphin, fils de Louis XIV; et, après sa mort, du duc et [de la duchesse de Berry; puis du Dauphin, fils de Louis XY , etc.

telle ûem Amlrrax* (Voir pian IL) Cette collection des portraits des amiraux de France commence en 1270 à Florent de Varennes, amiral sous saint Louis, et finit an duc d'Angouléme, fils de Charles X.

•aile ae« €oiiBétiilileii.(Yoir plan IL) Dans le pria*

LE MU&ËE. 79

oipe , le connétable (cornet itabuli) était le grand éouyer du souTerain.

II y a en, miê Faneiénne monarehie, trente-n^uf

connétables, depuis le xi* siècle jusqu'au xvii* ; le dernier lut Lesdiguières , sous Louis XIII , qui supprima oette charge en 1627. Louis XIV ne rétablit pas la connètablie, quoiqu'on eât fitit espérer & Turenne qu'elle serait rétablie en sa faveur.

Napoléon fit revivre cette dignité pour un de ses frères , Louis , depuis roi de Hollande.

salle émm MmvMtmuK» (97 , plan II.) Il y a eu jusqu'ici plus de trois cents maréchaux de France. Treize salles leur sont consacrées : elles sont séparées par la galerie de Louis XIII. Il n'a pas été possible , comme on le pense bien, de se procurer les portraits de tous ces guerriers. Des écussons portant le nom et les titres des absents complètent ce long catalogue du maréchalat. Le premier maréchal date du xii* 'siècle.

De la septième salle des Maréchaux, on passe dans la salle suivante.

Mie des rel« Ae Vranee* (98 , plan IL) — (23. No^ tiee du Musée.) Cette salle contient la collection des por* traits des rois de France. — On passe de là dans ia salle des Résidences royales.

Mlle dee Bésldencetf royales. (99 » plan II.) — (34. Notice du Musée.) Ce sont des Tues curieuses des anciens châteaux royaux. 730, château de Marly ; 732, château de Saint-Cloud, en 1700; 733, château de Meudon; 753, château de Saint-Germain. — Le visiteur de Versailles comparera avec intérêt les anciennes vues de ce chàleau avec sa phyiiionomie nouvelle; entre autres : 716 biSj état de Versailles en 1722; 739, état vers 1788;

75&, état vers 1664. Il y verra des châteaux qui n'exis» tent plus, comme: 729, celui de Clagny(voir page 45). Le Parisien I en contemplant, dans des tableaux du xvx* et du XYii* siècle f le palais de la Cité, la tour de Nesle, le vieux Louvre et le Pont-Neuf, qui alors méritait son nom, aura peine à y reconnaître ce Paris que cliaque 9iècle vient transformer et rajeunir. Le n* 777 , peint par Hubert Robert, présente une vue curieuse des démoli* lions des maisons du pont au Change et du quai des Morfondus, pour démasquer une des façades de ce palais de Justice qu'on est en train de terminer aujourd'hui.

-vesttliiile de iiovto Mil. (lOO, plan IL) On rentre, des' salles précédentes, dans la salle des Rois de France (29) , et , en traversant le vestibule de Louis XIII , donnant sur la cour de Marbre, on entre dans les salles des Ta* Ueaux-Plans.

liallc deA xableaux-lPlaiis* (101 , plan IL] Ces salles contiennent des tableaux qui complètent cette grande histoire militaire de notre pays : ce sont les plans d*un grand nombre de combats , depuis le n* 598 , levée du siège de llle de Rhé en 1627, sous Louis XIII, jusqu'au n'' 572, vue générale de la bataille d'Isly (1844). Les dix tableaux de la première salle (101 , pL II , — 30, ^oftce du Musée) étaient autrefois placés dans la ga* Jerie du château de Richelieu.

La salie (iOl , pL II, — 27 , Notice du Mmée) formant rangle d'un des pavillons du château primitif de Louis XIIL faisait partie de la salle des gardes pour l'appartement particulier du roi , auquel conduisait l'escalier n° 111, désigné sous le nom à! escalier du Roi. « Louis XV venait de descendre cet escalier et de sortir de cette salle , dit la Notice du Musée , pour monter en

. LE MUSËE

Toiture , lorsqu*il fut frappé par Damiens, le 5 janvier 1757, à six heures du soir. Peu de temps après, le garde des sceaux MachauU, saisissant l'assassin dans la salle des gardes , lui fit tenailler les jambes en présence du chancelier Lamoignon et de Bouilléj ministre des afiaires étrangères , par deux gardes du corps armés de pinces lougies au feu, qui s'offrirent à faire ainsi rofficedu bourreau. » C*est donc ici que commença cette longue série d'effroyables tortures auxquelles fut soumis l'assassin.

On revient de là , en traversant le vestibule (28) , dans la galerie de Louis XllL

ctalerie de iionis mi. Cette galerie est ornée des statues de ce prince et de la reine sa femme, Anne d'Autriche; de plusieurs tableaux, parmi lesquels, 1062, bataille de Rocroy , par Schnetx (Salon de 1822) ; et 10&4 , tiUrevue de Louis XIV et de Philippe lY dans l'île des Faisans , par Charles Lebrun.

On passe de là dans les six dernières salles des Maré"

liollcs clc(9 ^flaréchanx* [Suite : de 102 à 107.) Ces six^salles sont la continuation des salles des Maréchaux que nous avons visitées précédemment. Elles contiennent les portraits des maréchaux depuis le maréchal de La Ferté (1G51) jusqu'à nos jours.

Salle (102, pian IL)— Notice du Musée). C'était dans le pnncipe le cabinet des bains; elle devint en 1684 une pièce de l'appartement de Mme de Montespan.

Salles (103 et 104, plan IL)— (63 et 54, Notice du Musée). Elles firent partie de l'appartemeat des bains, qui lut habité par les filles de Louis XY.

Salle (105, plan II).*— 1119. Lannes, par HennequinM

Salle (106, plan JI). - Ce vestibule était divisé en

V£ftSÂlLL£S*

trois parties. — 1141. Duc de Beliune, par Gros, 1148. Oudinot, par Robert ffefébvre. 1 145 . Suchet, par P. Guérin. 1146. GouTion-Saint-Cyr ^ et 1158. MoUtor, par V. Femef.

1154. Maison , par L. CognieU 1153. Dupen é, par Court, SalU (107 , plan II). — Chambre à coucher de Mme de Pompadonr, 1159. Lobau, par Àry Scheffer. 1160. Truguet, par P. Guérin. 1162. Valée. par Court. 1165| Drouet; 1166, Bugeaud: 1167, Reille, par Larivière,

salles des Caerriers célèbrei». (108 et 109.) Ces salles , les dernières qu'il nous reste à visiter , contienlient les portraits de ceux qui se sont illustrés par leurs faits d'armes , sans avoir été revêtus des dignités de connétable ou de maréchal : Dunois, Bayard, le duc de Guise, y figurent à côté de Hoche, de Marceau, de loubert, d*Eugène Beauhamais. On peut remarquer que la plupart de ces guerriers célèbres ont déjà été représentés dans d'autres salies, et que ces classifications sont assez peu rigoureuses.

Salle (108, plan II). — Cabinet de Mme de Pompadour 1184. — Gaston de Foix, parP/u7. Champagne,

Salle (109, plan II). — Cette salle, autrefois coupée en deux , servait d'antich|mbre à l'appartement de Mme de Pompadour. — 1224. Joubert, par Bouchot» 1233. Eug. de Beauharnais, par//. Scheffer.

On arrive ici au pied de ïescalier des Ambassadeurs (110, plan II) , détruit sous Louis XV et reconstruit doui Louis-Philippe, et l'un peut parcourir une suite de vestibules de sculptures (112, pl.il), contenant les bustes des ofâciers généraux tués en combattant pour la France. De là, prenant Vareaie du Nord (113, pl. II: 25, JVbItee du Musée) j passage pouvant, au besoin, servir de communication pour les voitures entre la cour Eoyale et les

jardias, on traverse les derniers vestibules de sculptures . (114, pl. n), et Ton sort par le vestibule (115, pl. II). On n'entre jamais de ce côté.

Ces petits appartemenib sont au premier élusse, et formcDt deux divisions : l'une placée à droite de la cour Uoyale, près de la cour

Marbre, et composée des appartements pariiculierB du roi; rautre placée è gauche et composée de l'appartemeot particulier de Ifarie-Antoinette et de celui de Urne de Maintenon. La difficulté d'y mainteoir la survelllaDce empêcbe de les tenir ouverts au public, comme le sont les grandes salles; mais on peut obtenir de les visiter en étant accompagné d'un gardien.

Nous commencerons par visiter les petits appartements du côté droit ou du nord (de a à j, plan III). On y entre par la salle du Conseil (voir page 5ij qui précède la xbambre à coucher de Louis UV.

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