‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 20 sur 21 · LE PETIT TRIANON · texte numérisé non relu

LE PETIT TRIANON

Lorsqu'on est devant la grille qui précède la cour d'honneur du château du petit Trianon , on entré à gauche , pout un petit ?e8tibule ouvert ; on s'adresse au concierge &i l'on désire visiter Tiatérieur du cb&tean; maiSi si l'on vett( seulement parcourir les jardins, on traverse la cour, et une entrée ouverte qui fàit ftce donne accès aux bosquets.

Ce palais, nous Tavons dit plus haut, forme un simple pavillon carré de peu d'étendue et d'apparence peu royale ; les bâtiments des dépendances sont distribués à quelque

distance. Louis- Philippe ât également exécuter au petit

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Trianon dea travaux destinés i le lendre une résid^ce

commode et agréable. Dans le jardin, les rochers ont été reconstruits; les chaumières rustiques, ainsi que les eaux , les plautatloos» ont été rétablies comme par le passé*

Iniériew da eHAtean. — > Les appartements sont . simplement décorés et ne contiennent que quelques peintures. Antichambre : des dessus de portes et de glaces, par Notoire^ * ôalle à manger : le Bain et la Pèche, par Paiera les quatre Saisons, par Dejuinne (1819*1822)* — Salon: Des dessus de portes et de glaces, par Natoireet Lépicié, — Dans le salon suivant : quatre Scènes champêtres, ébauches faciles et coloriées, par FaUr*

Au milieu du parterre qui s'étend sur un des cAtés du château s'élève le Pavillon français^ construit sous Louis XV, Ce pavillon servait de salle à manger d'été. Hxm loin de là est la salle de spectacle.

Salle de speckude.^ «Le plafond, exécuté vers 1779, par Lagrenée le jeune , a été entièrement repeint.» {Notice du palais de Trianon.)

^eupûin da peM vrlMMiM Une fois entré dans le jardin, comme nous l'indiquons ci-dessus, on peut prendre devant soi une allée qui en contourne les bords. A peu de distance, à gauche, on aperçoit le temple de V Amour j petit édifice rond et ouvert, composé de co lonnes éorinthiennes, et construit par Tarehitecte Micque. Au milieu est une statue de l'^wour qui se taille un arc dans la massue d'Hercule^ par Bouchar,dQn (répétition de la statue qui est au Musée du Louvre). Continuant à suivre pendant quelque temps la même allée , on aperçoit à gauclie les maisons rustiques qui composent ce qu'on appelle le Hameau; on peut voir dans le

plan 1 leur emplacement et leur désignation. Un s»ule

pleureur, près de la tour de Marlborough, a été planté, dit-on, par Marie-Antoinette, Tannée même où elle fut forcée de quitter Versailles. Après avoir examiné ces petites fabriques, ou fera le tour du lac. Nous appelons Tattention sur un singulier phénomène végétal qui se remarque à son extrémité , et qui est produit par les racines de cyprès de la Louisiane (cyprès chauve , cupressm distieha^ schvberHadiiiieha^ taxoéhm distichuw). Ces racines multiplient des exostoses ou renflements ligneux, assez étendus ici, qui, dans les marais de la Louisiane, prennent jusqu'à plusieurs pieds de hauteur , et rendent impraticables les espaces où Us se développent. C'est vers - 1764 que furent plantés les principaux arbres qui font aujourd'hui Tornementde ce jardin. Enrichi depuis 1830 de beaucoup d'espèces nouvelles , il présente une des plus belles collections d'arbres indigènes et exotiques. Des écriteaux , placés sur la plupart de ces arbres , indiquent aux visiteurs les noms des espèces. Un certain nombre n ont plus aujourd'hui l'intérêt qu'ils tiraient alors de leur rareté ; mais plusieurs se font remarquer par leur belle venue : ainsi Uipint de PAmérique du Nord , connus sous le nom de lord Weymouth^ y passent pour les plus beaux que l'on connaisse en Europe. Nous citerons, parmi les arbres les plus dignes d*étre remarqués, un ehéne au kerm2«, un beau chêne planera, des chênes rouges d'ilmérique^ des chênes à cupules hérissées^ et, au bord d'une allée peu éloignée de l'étang et du salon de musique, un chine à feuilles 4$ saules de 30 mètres d'élévation.

Après s'être promené dans les jardins , on ira voir un autre petit lac , dominé d'un côté par le Salon de musique ou du déjeuner j dessiné par l'architecte Micque, et

d'un autre côté par des rochers artificiels , disposés d'une

LE PETIT TRUNON.

manière théâtrale. Du haut du tertre qui s'étend derrière le ealoa de musique, on aperçoit le Jardin deg fhurs^ compris entre les bâtiments du jardinier en chef et YOran^

gerie. Nous prendrons une des allées qui y mènent, et nous irons visiter ce jardin intéressant et de création récente , qui échappe habituellement à Tattentiimdes étrangers.

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