‹ Versailles et les trianonsChapitre 14 sur 136 · LA VILLE. H · texte numérisé non relu

LA VILLE. H

par la Seine. Ils viennent aboutir à Versailles , à peu près à la même hauteur : l'un, celui de la rive gauche, près de la mairie, entre l'avenue de Paris et l'avenue de Sceaux ; l'autre, celui de la rive droite, dans une situation un peu moins centrale, au nord de l'avenue de Saint-Cloud. En outre , le chemin de fer américain dessert aujourd'hui l'ancienne route de terré (F. ci-dessus, p. i à viii).

Malgré les nombreux visiteurs que ces trois voies ferrées amènent chaque jour à la ville de Louis XIY, ses immenses avenues, ses vastes places , ses rues larges et tirées au cordeau , semblent être vides et attendre le retour de la cour qui y entretenait la vie. A défaut de. la cour, les soldats y répandent un certain mouvement. Une partie considérable de la garde impériale (infanterie, cavalerie, artillerie) y tient garnison, et Versailles est, après Paris , la ville de France qui possède le plus grand nombre de casernes.'

La ville, qui présente un aspect régulier, est partagée en portions symétriques. Les divisions principales sont déterminées par les trois avenues de Paris, de Saint-Gloud et de Sceaux. Deux marchés : le marché Saint-Louis, au sud, au centre duquel s'élève la statue en bronze de Vabbé de rÉpée; et, au nord, le marché Notre-Dame ou Marché-Neuf (construit en 1841), sont placés sur une ligne à peu près parallèle. Ils sont traversés : le premier, par la rue Royale, se prolongeant par l'avenue de la Mairie, jusqu'à l'avenue de Paris

(c'est sur l'avenue de la Mairie qu'est le débarcadère du chemin de fer de la rive gauche) ; le second, par la rue du Plessis (sur laquelle se trouve le débarcadère du chemin de la rive droite), aboutissant à l'avenue de S^int-Cloud. A l'ouest de ces marchés, et de même sur une ligne sensiblement parallèle, s'élèvent les deux principales églises de Versailles. L'une, l'église de Saint-Louis, est au sud ; sur un des côtés s'étend la rue de Satory, qui vient aboutir près de la place d'Armes. Au nord, la rue Hoche (autrefois Dauphine), traversant la place de ce nom, aboutit en face de la seconde église, Notre-Dame. Enfin, deux rues droites et parallèles aux précédentes partent de la cour du château : au sud , la rue de la Bibliothèque (autrefois de la Surintendance) , dont le prolongement est l'allée du Potager, qui longe la pièce d'eau des Suisses ; au nord, la rue des Réservoirs^ dont la continuation, nous l'avons vu, est le boulevard du Roi. Cette dernière rue, l'une des plus larges de Versailles, a dû son nom aux réservoirs qui s'y trouvaient anciennement, et non au réservoir dit de l'Opéra, placé à l'extrémité de l'aile nord du château, et dont le mur de soutènement domine la rue et se voit aussi du côté du parc.

La place Hoche, la plus belle de Versailles après la place d'Armes, est coupée à angles droits par les rues Hoche et de la Pompe. Au milieu d'un parterre entouré d'une grille, s'élève la statue en bronze du général Hoche, posée sur un piédestal

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