‹ Versailles pendant l'occupation: recueil de documents pour servir à lChapitre 56 sur 62 · LES INDEMNITÉS DE NOURRITURE · texte numérisé non relu

LES INDEMNITÉS DE NOURRITURE

Nous avons indiqué la mesure prise par la municipalité pour faire cesser les discussions très pénibles et parfois très violentes que beaucoup d'officiers prussiens soulevaient, à propos de leur nourriture, chez les personnes qui les logeaient : il avait été décidé, d'accord avec le général conunandant la place, qu'aucun officier de la garnison ne serait nourri par Thabitant ; chaque officier recevrait, pour se nourrir chez les restaurateurs comme il Tentendrait, une indemnité de 6 francs par jour. Conformément à cette convention, la commandanture prussienne présentait à la mairie, tous les quatre jours, une Uste des officiers qui, pendant cet espace de temps, avaient séjourné à Versailles, et le paiement de Tindemnité se faisait d'après cette Uste. Ëtait-elle bien exacte ? N'y inscrivait-on pas des titulaires de complaisance ? Le contrôle n'étant pas autorisé, on ne peut rien affinner sur ce point, mais ce qui est certain, c'est que bon nombre d'officiers, tout en touchant les 6 francs de la municipalité, obligeaient encore leurs hôtes à les nourrir. Il a été dit plus haut combien de réclamations furent adressées aux autorités prussiennes, et toujours en vain, pour faire disparaître cette fraude, qui se prolongea jusqu'au départ des Prussiens, et qui augmenta notablement les charges de l'occupation.

Nous donnons ci-joint, à titre d'échantillon, une desUstes qui servaient au paiement de l'indemnité : cette pièce officielle offre cet intérêt de montrer d'une façon authentique quelle variété de corps et d'administrations militaires renfermait le grand quartier général prussien.

Le total de la nourriture des officiers s'élève, pour ces quatre jours, à 20,444 £r. ; pour toute la durée de l'occupation, il s'éleva à 619,986 fr. 90 cent.

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