QUAND IL MOURUT
J'étais seul avec lui, veillant à son chevet — Comme il allait mourir et comme il le savait, Il me dit : — (et depuis j'en ai vu la justesse) Ces mots que j'ai gardés — « Le peu que je te laisse Te durera cinq ans — après, dans le lointain, Je ne distingue plus quel sera ton destin.
— Je n'ai pu faire mieux, ma tâche est accomplie.
— Hélas! tu n'es pas fait, toi, pour gagner ta vie. »
Le ciel lui déroba ma misère avec soin,
— Il aurait trop souffert s'il avait vu plus loin.