HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC
iVh UN TABLEAU SUPPOSÉ DE LAUTRXG C LA FILLE LAIDE»
C'est une Hlle laide et dont l'âpre visage
Evoque les plaisir urdents Qui vous mettent aux yuu.v une lueur d'orale Et de la cendre entre les dents...
Quand on la voit passer sous le feu cru du lustre, Seule en ses farouches attraits,
La lumière répand quelque chose de rustre Sur le masque dur de ses traits ;
Elle n'appelle pas la parole craintive Ni l'abord longtemps différé
Ni le geste prudent ni Twillado furlive Ni l'aveu tout bas murmuré.
Non ! pourvH qu'un peu d'or dans ta main luise et tinte
Elle suivra ton vœu lascif Sans qu'il lui soit besoin ni delà tendre étreinte
Ni du baiser persuasif...
Mais prends garde, la chair, même la plus vénale
Qui, même, servile à chacun Pour la caresse lente ou la prise brutale S'offre en son intime parfum,
La chair la plus livrée et la chair la plus eue En ses plus infâmes attraits
Peut contenir en elle, encor, quand elle est nue De terribles et sourds secrets,
Et celle fille peut, aux sens qu'elle déprave, Apprendre ces plaisirs ardents
Qui mettent dans les yeux une honte d'esclave El de la cendre entre les dents .