‹ Vestigia flammae; poèmesChapitre 95 sur 95 · HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC · texte numérisé non relu

HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC

iVh UN TABLEAU SUPPOSÉ DE LAUTRXG C LA FILLE LAIDE»

C'est une Hlle laide et dont l'âpre visage

Evoque les plaisir urdents Qui vous mettent aux yuu.v une lueur d'orale Et de la cendre entre les dents...

Quand on la voit passer sous le feu cru du lustre, Seule en ses farouches attraits,

La lumière répand quelque chose de rustre Sur le masque dur de ses traits ;

Elle n'appelle pas la parole craintive Ni l'abord longtemps différé

Ni le geste prudent ni Twillado furlive Ni l'aveu tout bas murmuré.

Non ! pourvH qu'un peu d'or dans ta main luise et tinte

Elle suivra ton vœu lascif Sans qu'il lui soit besoin ni delà tendre étreinte

Ni du baiser persuasif...

Mais prends garde, la chair, même la plus vénale

Qui, même, servile à chacun Pour la caresse lente ou la prise brutale S'offre en son intime parfum,

La chair la plus livrée et la chair la plus eue En ses plus infâmes attraits

Peut contenir en elle, encor, quand elle est nue De terribles et sourds secrets,

Et celle fille peut, aux sens qu'elle déprave, Apprendre ces plaisirs ardents

Qui mettent dans les yeux une honte d'esclave El de la cendre entre les dents .

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