SCÈNE XVIII
DUBOIS, à r écart, RIANCOURT, MATHILDE.
MATHILDE
Cessons cet entretien.
RIANCOURT.
Maïs cependant, belle dame, il faut que je sache à quoi m'en tenir...
DUBOIS
Pardon, monsieur ; voici une lettre que je suis chargé de vous remettre.
RIANCOURT.
A moi ?
DUBOIS
Voyez l'adresse.
RIANCOURT.
C'est bien cela, (à Mathilde, Vous permettez, madame ?
MATHILDE. ,
Sans doute.
RIANCOURT.
Voyons quel importun vient me relancer jusqu'auprès de vous. Tiens , c'est l'écriture de Clémentine... Je suis sûr que c'est encore quelque enfantillage.
DUBOIS, à voix basse.
Il voit de loin !
MATHILDE
Eh bien !
RIANCOURT, lisant.
Ah mon dieu ! ah grand dieu ! qu'ai- je lu ?
MATHILDE
Qu'avez-vous donc ?
RIANCOURT.
Au rapt ! au ravisseur !
MATHILDE
Vous me glacez d'effroi !
RIANCOURT.
Ma nièce est enlevée !
MATHILDE
Est-il possible ?
RIANCOURT.
Et par qui , madame , par qui ?... Par un monstre , un scélérat , votre frère...
MATHILDE
Comment ? Paul ?
RIANCOURT.
Oui, madame.
MATHILBE.
Quelle horreur! quelle infamie!
RIANCOURT.
Un komme marie ! sa pauvre femme, que je la plains...
MATBILDE.
PlaignêÈ-môi donc, monsieur...
RJAFCOURT.
Comment, vous?... que voulez-vous dire?...
DE, vivement.
Sac! je ne suis point veuve. Paul est mon mari...
M. de Neuville...
RIANCOURT.
Qiîîl tissu d'horreurs i vo < m'aviez donc aussi trompé?
MATHIJJ3 S.
^ïl est bien feins de songer à cela... il faut courir après les fugitifs...
r, à Dubois.
De quel cô'e faut-il aller?
[S - mû, itrant le coté opposé.
Par là.