CHARGES
i58. De face, la tête seulement, elle sort d'une ogive renversée, dont le commencement de la rosace forme la collerette qui entoure le cou de Victor Hugo, au bas, en lettres romantiques : Hugoth; au bas, ces vers de Petrus Borel :
Epoque tant étroite Où Victor Hugo seul porte la tête droite, Et crève le plafond de son crâne géant!... (Petrus B.)
En haut, Galerie des fous 7'omantiques, à gauche, en haut, la Charge, n° 4, 2« année, à droite : Journal satirique paraissant le dimanche,
en bas : on s'abonne au bureau, quai des Grands- Augustins, 55, librairie S. Durier, place Dauphine, 7, signé M. D., i833.
Haut. 22 c. — Larg. 12 c.
159. De face, assis dans un grand fauteuil, lith. de Benjamin Roubeau, au bas, M. V. H., la plus forte tête des romantiques, à gauche, impr. d'AuBERT^ galerie Véro-Dodat. (Le Charivari ^ sept. i836.)
Haut. 27 c. — Larg. 19 c.
160. De profil, buste-charge par Dantan, sur le socle le nom de V. Hugo, en rébus, le musée Dantan, gravé sur bois par Maurisset, Paris^ chez Delloye.
Haut, y c. — Larg. 4 c.
161. De trois quarts perdu, tourné à gauche, buste charge de Dantan, avec le nom de Hugo
écrit en rébus, lith. par Lependry. (Le Charivari. 5 octobre i835.)
Haut. i5 c. 5 mill. — • Larg. 11 c.
102. De profil, en pied, Hugo, Al. Dumas, etc., sont chassés du Théâtre-Français par la Tragédie, debout sous le péristyle, le poignard à la main, titre : les Romantiques chassés du Temple, Benjamin RouBEAU, impr. d'AuBERT et Cie, en haut : la caricature provisoire, Paris, n° 8, 2 3 décembre i838, au trait carré.
Haut. 19 c. — Larg. 24 c.
i63. Caricatures du jour. De profil, les mains dans les poches, tournant le dos à l'affiche des BurgraveSy regarde au ciel une longue comète, au bas, ce quatrain :
Hugo, lorgnant les voûtes bleues, Au Seigneur demande tout bas Pourquoi les astres ont des queues, Quand les Burgraves n'en ont pas.
Lith. de H. Daumier (le Charivari, 3i mars 1843), chez Pannier, 16, rue du Croissant, impr. d'AuBERT et Cie.
débarrasser d'une femme et d'un homme qui lui arrachent sa pièce des Bur graves qu'il tient sous son bras.
a Une tragédienne jouant une scène de haute comédie : Voulez- vous bien me lâcher... maudite sorcière ! Non ! Enfer et damnation ! A moi les huissiers, les dossiers, les justiciers!... Mon rôle! mon rôle 1 je veux mon rôle, même quand le public ne veut plus de la pièce... Plutôt la mort que la honte!... — Cette maxime n'est pas neuve, mais elle est bien désolante. »
Lith. de Charles Jacque (le Charivari, 17 mars 1843), chez Pannier, 16, rue du Croissant, impr. d'AuBERT et C^^ .
i65. Les saltimbanques. De face, assis dans un fauteuil, entouré de J. Janin, de David d'Angers, de Berlioz et de Paul Delaroche, Robert Macaire les montre au public, au bas : « Vous voyez ici les grandes célébrités de la France littéraire , musicale et artistique , ils ont tous trente-six pieds au-dessus du niveau de la mer, » lith. par H. Daumier. (Le Charivari, 5 août I843.)