Histoire d'un crime, t. Il, p
blique prononça <t l'expulsion du territoire français, cause de sûreté générale, de soixante-six anciens sentants de l'Assemblée ». Le nom de Victor Hugo rait, le quinzième, sur cette liste de proscription.
J'arrêterai là cette élude. D'ordinaire, les iiiog-i se passionnent pour leur héros; ils s'attachent à 11 suivent jusqu'à la tombe. Je me sépare du mien qu'il a dépassé à peine le milieu de la route, nel i del camtnin di sua vita. Ecrire la vie d'un hc c'est devenir son hôte et s'asseoir à son foyer ; c'osi quelque temps du moins, si grand que soit cet h et si humble que soit son biographe, c'est vivre a^ d'une vie commune. Cette communauté de vie ne de pas cesser, lorsqu'à cessé toute communauté d'idé principes, de sentiments ? Les années qu'il me fa maintenant raconter, le poète les a consacrées à co tre, à insulter tout ce qui m'est cher. Pourquoi mi damnerais-je à le suivre ? La force et le courage me queraient...
Au moment de fermer ces pages, le lecteur qui voulu m'accompagner jusqu'ici attend peut-être d< une conclusion. Mais cette conclusion ne se dégage pas, avec une irrésistible clarté, des faits que j'ai i les, des documents que j'ai reproduits? Dans la p de l'édition définitive de ses Œuvres, Victor Ht écrit ces lignes : h II est un don suprême qui se fa vent seul, qui n'en exige aucun autre, qui quclq
reste caché, et qui a d'au ta l'enfermé. Ce don, c'est /'< Le poète avait raison : 1 SUPRÊME. Au lecteur < Hugo y peut prétendre.