‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 52 sur 138 · Victor Hugo et son temps, toc. cit · texte numérisé non relu

Victor Hugo et son temps, toc. cit

nade : « Mademoiselle Trébuche^ je suis votre cousin. » Après lui, entrent en scène d'autres cousins, des comtes ceux-là, et qui disent leur nom, le comte de Cornet et Constantin-François Volney, comte de Chassebeuf, lun et l'autre « cousins germains de M IIe Sophie-Françoise Trébuchet l ». Il est vrai que ni l'un ni l'autre ne sont ses cousins germains, et que ni l'un ni l'autre ne sont nobles : Mathieu-Augustin Cornet est fils du « sieur Nicolas Cornet, marchand 2 » ; — Constantin-François Chassebeuf est fils d'un notaire de campagne, fils luimême d'un procureur de la très petite ville de Craon 3 si bien qu'il disait dans l'une de ses brochures du commencement de la Révolution : « Nous autres, roturiers notre noblesse est l'estime publique 4 . . . »

C'est égal, nous avançons et le but est proche : Il ne faut qu'un bon vent qui me porte au rivage.

Ce bon vent allait venir de Nantes, d'où un ami du poète, M. Macé de Challes, reçut un jour une copie de l'acte de baptême de Sophie-Françoise Trébuchet, mère du poète, tel qu'il est consigné sur les registres de la paroisse Saint-Laurent, année 1772. Le texte en était ainsi conçu :

Ce 19 juin 1772, a été baptisée dans l'église paroissiale de Saint-Laurent de Nantes, par nous recteur, soussigné, Sophie- Françoise, née de ce jour à cinq heures du matin, en cette

1. Propos de table de Victor Hugo. — Victor Hugo et son temps

2. Acte de baptême de Mathieu-Augustin Cornet. (Archives municipales de Nantes.)

3. Biographie des députés de l'Anjou, par M. Bougler, t. i« p. 150. '

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