‹ Victor Hugo après 1830 (volume 2)Chapitre 67 sur 138 · la Presse du 30 septembre 18 *.Id · texte numérisé non relu

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cïce des Fonctions de représentant est sacré. Il constitue comme il impose un droit, un devoir inviolable... Aucun pouvoir ne peut arracher le représentant de son siège au moment où il délibère et où le sort du pays peut dépendre du vote qu'il va déposer dans l'urne. » Et il s'empressait d'ajouter : « Que le conseil, du reste, ne voie pas dans mes paroles autre chose que l'accomplissement d'un devoir. Personne plus que moi n'honore la glorieuse épaulette que vous portez, et je ne cherche pas, certes, à vous rendre plus difficile la pénible mission que vous accomplissez, » II résumait enfin ses explications en disant : « Je ne refuse point de venir ici... Ce que je veux maintenir, c'est mon droit de représentant... Ce n'est qu'une question d'heure choisie... Rien n'était plus facile que de concilier les droits de la représentation nationale et les exigences de la justice : c'était do demander l'autorisation de M. le président de l'Assemblée et de s'entendre sur l'heure *. »

Voilà donc à quoi se réduit cette fameuse résistance à l'état de siège, cette énergique réprobation des conseils de guerre : il ne s'agit que de s'entendre sur Vheure I

Sur cette question de l'état de siège, Victor Hugo en prend vraiment trop à son aise. A l'entendre, l'état de siège l'a toujours trouvé devant lui debout, frémissant, indigné. Il a toujours protesté « contre toutes les variétés de joug, depuis le mariage sans le divorce dans la famille jusqu'à l'état de siège dans la cité * » ; « il a toujours repoussé cette fausse république de conseils de guerre et d'état de siège a . » A quelque époque que

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