‹ Victor Hugo après 1830 (volume 3)Chapitre 73 sur 159 · Avant l'exil, p · texte numérisé non relu

Avant l'exil, p

2. Discours et mélamjes politiques, parle comte do Falloux, t. I, p. lO.j. — Mémoires d'un Ro>juLisle, par le mèiue, l. I, p. 333.

g-uerre civile et la i!;-uerre servile, c'est-à-dire le lion et le tig-re. Ne les déchaînez pas. Au nom du ciel, aidez-nous ' !

Victor Hugo professait qu'on ne doit jamais toucher à ses œuvres anciennes, qu'on ne doit jamais corrig-er ses ouvrag-es. Cela ne l'a pas empèclié, lorsqu'il a réimprimé ses discours, d'y faire des suppressions et des additions qui en dénaturent complètement le caractère. En un endroit de ce discours du 20 juin 1848, il avait dit : « Eh bien, — c'est aux socialistes que je m'adresse -. » Plus tard, devenu socialiste, il a refait ainsi sa phra.se : « Eh ! bien, — socialiste moi-même, c'est aux socialistes impatients que je m'adresse 3. »

Le 28 juin, à la pointe du jour, le faubourg- Saint-Antoine et le faubourg- Saint-Mai'ceau se couvrent de barricades ; les premiers coups de feu sont tirés par l'insurrection. Dans la matinée du 24, l'Assemblée décrète la mise en état de sièg-e de la capitale et la concentration de tous les pouvoirs entre les mains du g-énéral Cavaig-nac. Réunie ensuite dans ses bureau.x, elle nomme soixante commissaires avec mission de se rendre dans les différents quartiers de Paris pour faire connaître les décrets qui viennent d'être rendus. Victor Hug-o fut choisi comme commissaire par le quatrième bureau^ avec deux autres membres de la droite, l'abbé de Cazalès •* et M. Denissel ". Il fit son devoir; le 24 et le 20 juin, accompa-

Page 1