‹ Victor HugoChapitre 19 sur 33 · Nain jaune, 16 novembre I · texte numérisé non relu

Nain jaune, 16 novembre I

2. Car elles avaient parié. Au moment où le Pays publia mon premier article sur !■ s Misérables, Je reçus unr lettre Qmnès, où l on me menaçait, m je oontinuais ma critique, d'écrire sur tons les mure de Paria :« Barbey d'Aurevilly idiot.1» El comme une telle menace ne m'arrêta pas, la chose fui faite immédiatement, — aveoun ensemble b1 une rapidité électriques.

ce que, depuis, J'ai i couronne mural*.

aussi disproportionné avec ce qu'elles sont l'insuccès des Chansons des rues et des bois, qui lut si féroce... Celte cruauté, du reste, de la part d une critique qui brûle trop ce qu'elle a trop adoré, n'est explicable que par le dépit de l'imagination trompée. On a été universellement pris à ce titre fascinateur : le* Chansons des rues et des bois, — car Victor Hugo a, au moins, le génie des titres. Quoi de plus charmant, de plu:, rêveur, de plus faisant rêver que le sien? Les Chansons des rues, de ces rues à la physionomie qui s'en va et que la civilisation, cette boueuse qui emporte au bout de son balai toutes les poésies du passé, finira par cirer comme le parquet des corridors d'un ministère, — et les Chansons des bois, des bois, Cette dernière aristocratie à qui on abattra la tête comme à l'autre, et pour les mêmes raisons. Que de choses un esprit qui pense invente- t-il et met-il sous ce titre-là! Et si vous ajoutez : par Victor Uucjo, le chansonnier de la délicieuse Chanson du Fou, dans Cromwell :

Au soleil couchant, Toi qui vas cherchant Fortune... etc.

l'imagination se bercera voluptueusement dans l'idée d'un chef-d œuvre. C'est là ce qui est arrivé. Malheureusement, en lisant le livre, on tombe de ce hamac. Et c'est là ce qui est arrivé aussi, même à moi. Il n'y a pas de rues dans ces Chansons des rues, et les bois, dans ces Chansons des bois, sont d'anciens bois connus, parcourus, — des bois littéraires et mythologique».

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