‹ Victor Hugo, le poèteChapitre 1 sur 84 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La plus grande partie de l’euvre d’esthétique qui forme le sujet du présent volume a paru dans une suite d’articles de la revue:

La critique philosophique, en 1889. Il s’y trouvait, a la suite d’une définition de la réforme littéraire entreprise sous le nom de romantisme et accomplie par Victor Hugo, une étude sur le génie et les dons propres de notre grand poéte, sur ses plus belles créations, considérées principalement sous le rapport de la forme du vers, et un traité détaillé des innovations qui lui sont dues dans la

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métrique. Ajoutons une théorie, si ce mot n’est pas ici trop ambitieux, des mérites et des vices de la méthode poétique de Victor Hugo, suite de sa constitution intellectuelle, originale et puissante, et des modes que suivait spontanément chez lui association des idées.

C’est 1a pour le philosophe un sujet tout a la fois de franche critique et de vive admiration : finalement d’apologie. Cette apologie est celle de la poésie elle-méme, et devrait par conséquent s’appeler d’un autre nom. Ensuite venaient, dans notre travail, des développements étendus sur un ordre d’idées et d’imaginations dont Victor Hugo s’est montré pour ainsi dire possédé dans ses plus beaux ouvrages de la période de l’exil, et dans ceux de ses années de vieillesse. Toute la suite de ces articles de la Critique philosophique avait pour titre commun : Victor Hugo : — Le Poete et le Songeur. On sait que le poéte, qui était au-dessus du ridicule, aimait a se donner les noms de songeur, de réveur, de

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