PORTRAITS ET BUSTES DE LOUIS
A la suite de la table bibliographique, nous croyons devoir ajouter quelques notes sur les divers portraits de l’architecte Louis.
Jusqu à ces derniers temps, on ne connaissait, à Bordeaux, qu un seul petit portrait, peint à l’huile et d'une exécution hâtive, appartenant à M. Charles Durand, qui le tient de son grand-père, Gabriel Durand, l’appareilleur en chef de la Salle de spectacle de Bordeaux. C’est d’après cette peinture que M. Maggesi sculpta le buste de Louis, inauguré en 18341, et placé actuellement dans le foyer du Grand-Théâtre, et c’est aussi d après elle qu’a été faite une lithographie pour la notice de M. de Lamothe.
En 1879, à laide d’une photographie de ce même portrait, M. Mathieu-Meusnier, statuaire de Paris, exécuta un nouveau buste pour l’Académie nationale de musique, qui a figuré au Salon de 1880, et M. Amédée Jouandot modela la statue de Louis, exposée sur le Théâtre de Bordeaux, le soir du centenaire. Enfin, nous allions, nous-même, faire graver le tableau qui appartient à M. Charles Durand, lorsque nous parvînmes à nous mettre en relation avec M. Ethis de Corny, petit-fils de Louis et possesseur d’un bon portrait de son aïeul, à mi-corps, de grandeur naturelle et d’une ressemblance parfaite — d’après les souvenirs de famille. Cette peinture, non signée, est d’une main habilement exercée et dénote l’œuvre d’un peintre de mérite. C’est d’après ce dernier portrait que M. Gustave Marquerie a fait un charmant dessin, qui a été gravé très fidèlement, pour être mis en tête de ce livre, par Mlle Louise Contour, élève de MM. Adrien Didier et Luc-Olivier Merson.
I Antérieurement à l’incendie des Archives municipales de Bordeaux, nous avons lu une lettre adressée au Maire et datée de a Sedan, 25 octobre i832 », écrite par M* V« Titeux (Louise-Henriette Destault), «en envoyant le portrait et le médaillon de l’architecte Louis, son oncle ». Personne dans l’administration, ni M. Maggesi, n’a eu connaissance de cet envoi, et les recherches, aussi laborieuses qu’obligeantes, laites à Sedan par M. Henry Vesseron, avocat, ont été infructueuses.
II est également question, dans le Plaidoyer pour le sieur Durand, d’un portrait de Louis offert à M. de Gobineau.