‹ Vie d'Antoine Du PratChapitre 1 sur 71 · DF TO · texte numérisé non relu

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Un premier et bref essai sur la vie du chancelier du Prat, offert seulement à la bienveillance et à l'amitié, a reçu d'elles l'accueil et les encouragements qu'accordent toujours la supériorité et l'indulgence.

Des hommes érninents, dont il serait indiscret peut-être de prononcer les noms dans ces lignes, mais devant lesquels s'incline notre reconnaissance, nous ont conseillé, sur le même sujet, de nouveaux efforts.

De savantes et d'affectueuses obligeances, dont nous ne trahirons pas le secret, ont aidé et favo-

risé nos recherches1. Des documents inédits consultés ont fourni des matériaux à une histoire plus complète du personnage en question. Ils n'ont pas tous été cités, leur nombre nous a condamné au choix. Puissions-nous avoir achevé, par cette deuxième étude, la justification que nous avions seulement ébauchée. Si la joie du succès ne couronne pas notre travail, il sera récompensé du moins parle sentiment d'un devoir accompli. Nous n'avons rien voulu déguiser de la vérité sur le compte du chancelier du Prat. Notre prétention unique et sincère a été de la séparer des erreurs qui la défigurent, de combattre avec impartialité la passion et l'inimitié, de demeurer modéré en présence de l'injure, de rendre aux faits et aux actes leur signification réelle, en les dégageant des interprétations gratuites que leur a données la malveillance, d'assurer enfin, par le calme autant que par la raison, le triomphe de la

1 Nous ne pouvons cependant nous refuser de mentionner, avec une gratitude toute spéciale, le Cabinet historique, dirigé par M. Loi is Paris, près duquel les hommes de lettres et d'études trouveront les richesses que découvre la patiente érudition que réunit le travail et que distribue l'obligeance.

cause que nous avons prise en main. Heureux si nous avons atteint notre but! Heureux même si l'intention de nos efforts nous fait pardonner leur faiblesse involontaire et lire avec bienveillance par ceux qui nous ont encouragés. La mémoire du chancelier du Prat serait doublement chère à ses neveux si le soin de sa justification leur valait une telle indulgence, après leur avoir acquis de tels secours et de tels conseils.

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