A MONS^ DE SAINCT ANDRÉ, PREMIER PRÉSIDENT DU PARLEMENT DE DAUPHINÉ
Monsr de Sainct André, en l'année dernière, je fis pourveoir deux référendaires en ma chambre du Daulphiné, en vertu de l'édict qui fut résolu en mon Conseil ; et l'un d'iceux fut receu par le s'' de Bullion, conseiller en mon Conseil d'Estat, président et garde des sceaux en ma Court de Parlement de Grenoble. Mais ayant esté adverty qu'Us sont troublez en la jouissance des dicts offices par l'opposition des advocats de ma Court, soubs prétexte de certains décrets d'icelle, tenés la main que mon intention soit suivie en ce faict comme en chose que j'afiectionne, et l'effet de laquelle, je tiendray de vous à service très agréable. Je prie Dieu, Mons' de Sainct André, qu'il vous ay t en sa saincte et digne garde.
Henry.
Itid., I. VII, p. 469.
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Je supplie très humblement Vostre Magesté de croyre que le seul zèle de ma religion m'a tenu cy devant en la Ligue, ne laissant pourtant tant que j'y ay esté, de m'opposer aux desseins dès estrangers, comme je croys que Vostre Magesté a peu sçavoîr. Mais deppuis qu'apprès sa conversion, elle a demandé avec toute humilité et instance son absollution à nostre Sainct Père, j'ay toujours eu volonté de le recognoistre pour mon Roy légitime. Ce que l'avois tardé il en faire déclaration, estoit pour ce que j'espérois servir â mettre la paix en ce royaulme, induisant, comme je vouUois faire, la ville de Lyon à le procurer avec moy auprès de Monsieur du Mayne.
Mais ayant veu que laditte ville de Lyon avoit prins un chemin plus court, se remettant en son obéissance, je ne voullus plus tarder, et dès Ihors j'en eusse faict publicque déclaration, neust esté que quelques miens ennemys procurèrent de me faire sortir de la ville de Lyon. Cefust cause que, craignant qu'ils n'eussent donné quelque sinistre impression de moy à Vostre Magesté, j'ay sursis l'exécution de ma volonté jusques â ce que j'ay entendu par mon cousin de Chaseuil qu'elle n'auroit ma submission désagréable.
Maintenant, Sire, faisant déclaration de la volonté que j'ay dès longtemps eu, je supplye Vostre Magesté de avoir agréablequejememette en son obéyssance, la recognoissant pour mon Roy légitime, luy jurant, promettant la âdellîté d'un très humble subject, dès à présent renonceantà toutes ligues et associations, avec protestation de ne me despartir
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jamais de son obéissance et la plus grande faveur que je pourray recepvoir d'elle sera qu'il luy plaise prendre confiance de ma fidélité, avec le zèle de laquelle je prie Dieu, Syre, qu'il vous donne très longue et très heureuse vie.
De Vostre Magesté très humble et très obéissant serviteur et subject,
EspiHAC ( i), arcbevesque de Lyon.
De Meilant, ce XIII may.
(MÎMions étrangères : t. ccav.)
(i) Voir Revae det Qutttiom histùriquet. i
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