LA FAMILLE DE NIEDERMEYER
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Suivant YAdelischer Antiquarius et YAdelsbuch des Konigreichs Baiern^ les Niedermeyer étaient issus d'une famille bourgeoise ayant des armoiries (Baterischer Antiquarius^ page 23 1). On trouve la description de ces armes au même ouvrage, au Bayerischer Adel, page 17 et tableau 7, à Y Armoriai général de Rietstapy volume II, page 3 16. Elles sont figurées au Wappenbuchy page 7, où elles soijjt précédées des armes anciennes des Niedermeyer, lesquelles sont copiées au lieu de sépulture de Katharine Zanglein, née Niedermeyer, morte à Straubing en 1648.
Les armes primitives étaient : Écu écartelé d'or et d'azur, au premier et quatrième lieu paraît un corps vêtu d'azur, et couronné d'un bandeau d'argent ; au second et au troisième lieu se trouve un pal en or et en argent. Le casque est couronné de deux cornes azur et or au milieu desquelles parait le
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corps en azur. {Ergànzungen und NactUrdge zum Bayerischen Adel,)
Ces armes furent un peu modifiées lors de Tanoblissement en 1666 de Jean de Niedermeyer, et elles restèrent celles des barons lorsque ce titre fut décerné le 23 septembre 1784 par rélecteur Charles Albert à François Sigismond de Niedermeyer, directeur de la Chambre des finances de la Cour; rhomme fut armé et une croix pattée de gueules brocha sur reçu. Cet écu est d'or, écattelé aux i et 4 d*un homme issant, habillé d'azur, coifi^é du même, au rabat du champ, brandissant un sabre au naturel ; aux 2 et 3, au pal partie d'argent et d'azur, à la croix pattée de gueules brochant sur Técartelé; deux casques couronnés; cimier : i^ l'homme issant, lambrequins d'or et d'azur; 2» deux proboscides tiercées en fasce, à dextre d'or, d'azur et d'argent, à sénestre d'or, d'argent et d'azur, lambrequins d'argent et d'azur<
Ces armes dont la partie principale est le guerrier brandîa^ sânt un sabre, indiquent que leur attribution doit résulter de faits de guerre et d'acted de bravoure. Sans doute, ces ancêttes franconiens étaient de rudes rettres et de vaillants hommes d'armes. Nous aimerions à raconter de grandes batailles et de brillants combats ; msds rien ne nous a renseigné sut des prouesses de ces aïeux, et si elles ont existé, nous ne pouvons les tirer de l'oubli.
Les documents de nos archives ne mentionnent en premier lieu que le trisaïeul de Louis Niedermeyer; en dehors de la nomenclature de quelques collatéraux, ils établissent la filiation depuis Jean Niedermeyeif anobli en 1666, jusqu'à Georges Michel de Niedermeyer.
Les registres de la paroisse de Singenbach où il a été ense-
La Jamille de V^iedermeyer. i55
veli dans un monument élevé dans l'église désignent ainsi cet ancêtre :
Jean Niedermeyer d'Altenbourg Fagen et Singenbach, fils aîné du noble seigneur Jean Niedermeyer d'Âltenbourg et Fagen.
L*absence du nom de Singenbach dans la désignation du père montre que cette acquisition était de date récente.
Aux mêmes registres est inscrit son fils qui fut le bisaïeul du coBipositeur et dont mention est faite au Baierischer Antir qusriuSy page 23 1; François Sigismond, baron de Niedfirmeyer d'Âitenbourg et de Singenbach. U fut directeur de ia Chambre des finances de la Cour, et reçut comme récompense dft ftes services le diplôme de baron qui lui fut concédé le a3 ^ptembre 1784 par l'électeur Charles Albert. U avait épousé à Singenbach, priacipaie résidence de la famille, Barbe-MarisT Éléonore de Prugg. Fagen ne fait plus partie du nom dans Tftcte de décès dressé le 2 mars 1748 i Singenbach, où il repose dans réglise paroissiale.
François Sigismond laissa un fils et trois filles. Uabïé de ctfs enfants, Cbaries-Antoine-Sigismond, né à Singenbach le j% juillet 1725, épousa i Feldkirehen, près de Westham, ptûta ville de la Bavière supérieure , Marie- Léopoldine de Spitd, et il mourut le 16 mars 1780; il fut enseveli au tombeau de fimille dans FégUs^ de Singenbach.
Ses sœurs étaient :
Msri^-Josépbine-Thérèset aée le 8 novembre 1729;
Maiie-Rose-Adélaide» oée le 4 novembre 1780;
Marie-ÉIéonore-Blandine, née le 19 septembre 1782.
Leur postérité existe sans dente encore, nous ne l'avons pas fait rechercher.
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Du mariage de -Charles-Antoine Sigismond, naquirent, toujours à Singenbach :
lo Joachim- Adam-Charles;
2° Georges-Michel; *
3o Marie-Berthe, mariée au comte de Welter.
Nous avons vu dans quelles circonstances Georges- Michel quitta définitivement son pays natal, comment la famille fut continuée par lui, en Suisse, après son mariage avec Louise- Charlotte Baylon, et du fait de cette dernière fut reconnue française, à la suite de la revendication faite par Louis Niedermeyer des droits attribués par la loi aux descendants des protestants exilés en i685.
Joachim- Adam-Charles , suivant la tradition de la famille, demeura à la cour du roi de Bavière, où il remplit les fonctions de conseiller royal et d'écuyer; il mourut en 1882 sans laisser de postérité.
Quant à M"« de Welter, sœur de Georges-Michel, nos indications se bornent au souvenir de rares relations avec ses enfants.
Louis Niedermeyer fut, à partir de 1882, le seul représentant mâle de la famille ; de son mariage avec Jeanne-Suzanne-Charlotte des Vignes de Givrins, il eut :
1® Suzanne-Louise-Eulalie, mariée à Gustave le Fèvre;
20 Caroline-Mathilde, mariée à Eugène Gigout, morte sans enfants en 1890;
3° Louis-Alfred, marié à Jeanne-Marie-Catherine, fille du comte Raoul Soret de Boisbrunet et de Marie de Backer.