LIVRE Y
deur de la journée ; elles furent toutes prises et exécutées dans la soirée du jour qui devait décider de l'Europe^ de l'Asie et de l'Afrique.
Ces dispositions, relevées avec le soin minutieux de M. Thiers dans les énumérations de troupes de son héros. Napoléon, nous sont conservées par €léob«le. On y voit jusqu'aux moindres groupes de Farmée d'Alexandre et jusqu'aux noms de ses moindres commandants. Il est curieux de voir ces groupes et ces noms sortir, après vingt-trois siècles, decette mêlée d'hommes et de ia poussière de ce champ de bataille, chacun avec son rayon ou avee son étincelle de gloire sur sa cendre. L'histoire est ainsi une exhumation de héros.
Alexandre disposa son armée dans Tordre suivant : sa drovte était composée de la cavalerie des Hétaires> au premier rang la compagnie Royale, so«s les ordres de Clitus; ensuite celles de Glaneras, d'Ariston, de Sopolide, d'Heraclite, de Démétritts, de jïléléagre, et enfin d'Hégéloque. Philotas eut le commandement général de cette cavalerie. Elle était appuyée sur l'infanterie, formée de la phalange macédonienne; on y distinguait TAgéma; lesHypaspistes, conduits par
Nicanor ; les bataillons de Canus , de Perdiccas^ de Méléagre, de Polisperchon , d'Angutas^ qui^ envoyé en Macédoine pour des recraes^ avait été remplacé alors^ par Simias.
A la gauche de la phalange^ la^ troupe de Tratérus. Il commandait toute Tinfanterie de cette aile , et Parménion en dirigeait toute la cavalerie , composée des alliés sous les ordres d'Érigius et des chevaux thessaliens sous ceux de Philippe. Parménion avait autour de lui l'élite thessalienne , les Pharsaliens .
Tel était le front de la bataille. Derrière s'étendait une seconde ligne mobile^ dont les chefs avaient ordre de faire volte-face si les Perses tentaient d'envelopper l'armée; ils devaient étendre ou resserrer leur phalange au besoin.
A la droite^ près les compagnies royales^ étaient disposés la moitié des Argiens sous les ordres d'Attalus, ensuite les archers macédoniens sous ceux de Brisson , soutenus des vieillies bandes étrangères conduites par Cléandre. Devant les Argiens on avait jeté la cavalerie légère et les Péones^ commandés par Arctès et Ariston , et en avant était la cavalerie étrangère sous Ménidas.^ Le front de l'aile droite était